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Voyage musical en Allemagne et en Italie

Études sur Beethoven, Gluck et Weber

Mélanges et nouvelles

Paris, Jules Labitte, 1844

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Contenu de cette page:

Présentation (français)
Introduction (English)
Extraits de la correspondance de Berlioz
Table des matières

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Présentation

    En août 1844 paraît en deux volumes, chez Jules Labitte à Paris, le Voyage musical en Allemagne et en Italie. Études sur Beethoven, Gluck et Weber. Mélanges et Nouvelles. Mis à part le Grand traité d’instrumentation et d’orchestration modernes, de caractère plus technique, c’est le premier livre de Berlioz et un jalon important de son activité littéraire. L’ouvrage présente un choix synthétique de son activité d’écrivain et critique musical des dix années passées, organisé autour de ses deux grands voyages, celui en Italie de 1831-32 et celui en Allemagne de 1842-43. Comme son titre l’indique, l’ouvrage mêle autobiographie, critique musicale et nouvelles, et joue sur deux registres à la fois, tantôt sérieux et tantôt humoristique. Il préfigure en cela ses ouvrages à venir, des Soirées de l’orchestre de 1852 aux Mémoires posthumes. Le Voyage musical retient cependant beaucoup moins l’attention que ses ouvrages postérieurs: à l’encontre de ces derniers, l’ouvrage n’aura qu’une existence passagère et sera finalement destiné à disparaître; la presque totalité de sa matière sera reprise et assimilée peu à peu dans ses livres à venir, les Soirées (1852), À Travers chants (1862) et finalement les Mémoires. Il n’a pas par conséquent paru opportun de reproduire sur ce site le texte intégral du Voyage musical, qui ferait souvent double emploi avec ces ouvrages postérieurs et aurait pour résultat de nombreuses redites. Cette page a pour but de présenter une vue d’ensemble de l’ouvrage et de sa genèse, avec les extraits de la correspondance du compositeur qui s’y rapportent, plus une table des matières résumant les sources qu’il utilise, et la destination finale de ses différents chapitres dans ses ouvrages postérieurs.

Genèse et publication du Voyage musical

    On ne sait exactement quand Berlioz a conçu pour la première fois l’idée du Voyage musical. La première mention de l’ouvrage remonte à septembre 1843: deux lettres de Berlioz, chacune à l’une de ses deux sœurs (CG nos. 851 et 853), montrent que le projet est déjà bien avancé, puisque Berlioz envisage dès lors la division en deux tomes où les lettres sur son voyage en Allemagne, alors en cours de publication dans le Journal des Débats, trouveront leur place. On peut supposer que le projet a pris forme au cours du voyage en Allemagne, où l’idée de réunir et de mettre en opposition les deux voyages, celui en Italie et celui en Allemagne, a pu lui venir à l’esprit. Dès son retour à Paris il se met à l’œuvre et les lettres sur l’Allemagne paraissent rapidement à partir du mois d’août. On remarquera que toutes ces lettres (sauf la dernière) sont publiées avec l’avertissement ‘La reproduction du Voyage musical en Allemagne est formellement interdite’, ce qui laisse supposer que dès le début de la publication Berlioz envisageait de réutiliser les lettres dans le Voyage musical. En décembre 1843 il trouve enfin un libraire qui accepte de publier l’ouvrage (CG nos. 875, 877). En janvier 1844 le manuscrit est remis à l’imprimeur (CG nos. 878, 881); l’impression prend plusieurs mois et le livre paraît finalement au mois d’août (CG nos. 895, 902, 915, 919). Berlioz l’envoie à sa famille et à quelques amis (CG nos. 919, 920, 943, 955, 987). L’ouvrage semble avoir eu un certain succès: selon la Préface des Mémoires datée du 21 mars 1848 il est alors déjà épuisé. Mais ce qui subsiste de la correspondance du compositeur pour le milieu des années 1840 ne renseigne pas sur ses réactions à la réception de son ouvrage, à l’encontre de ses livres ultérieurs (voir les pages sur les Soirées de l’orchestre, les Grotesques de la musique, et À Travers chants). Mais un compte-rendu de l’époque mérite d’être souligné. En mars 1845 paraît dans le Journal des Débats un long article de la plume du critique et écrivain A.-A. Cuvillier-Fleury, article à la fois critique et élogieux qui provoque une réponse enthousiaste de Berlioz (CG no. 952). Nous reproduisons cet article sur une page séparée. On remarquera cependant que ce compte-rendu de Cuvillier-Fleury ne traite en détail que du tome 2 de l’ouvrage et de sa partie italienne, et ne met donc pas clairement en lumière l’intention de l’auteur de mettre en opposition l’Allemagne et l’Italie (voir ci-dessous).

Sources du Voyage musical

    Avec une seule exception la totalité de la matière du Voyage musical avait déjà été publiée par Berlioz au cours des années 1830 dans diverses revues. Les tables ci-dessous donnent un résumé chapitre par chapitre de ces sources, qu’on peut répartir en deux groupes.

    Le premier groupe comprend tous les chapitres qui ont une source unique, c’est à dire ceux où Berlioz reprend, parfois avec quelques remaniements, mais parfois sans rien y changer, un article qui traitait du même sujet.

    Dans le tome I on compte parmi ce derniers:

    Dans le tome II:

    Le deuxième groupe comprend tous les chapitres recomposés à partir de sources multiples, où les originaux ne correspondent pas directement à leur utilisation dans le Voyage musical. Tous ces chapitres se trouvent dans le tome II:

    Le seul chapitre entièrement inédit dans le Voyage musical est celui intitulé ‘Épisode bouffon’ (tome II chapitre 6). Il traite de la tentative avortée de Berlioz de retourner à Paris en avril 1831, après avoir reçu à Florence ce qu’il appelle ‘une épître d’une impudence extraordinaire’, dans l’intention de se venger de ‘deux femmes coupables et d’un innocent’ (Voyage musical II p. 70); mais il change d’avis en cours de route et s’arrête à Nice pendant plusieurs semaines. Le lecteur du Voyage musical reste sans doute perplexe sur la cause des événements relatés ici. On sait par la correspondance de Berlioz et par ses écrits postérieurs qu’il s’agissait ici de la rupture brutale par la mère de la pianiste Camille Moke des fiançailles de sa fille avec Berlioz pour épouser le facteur de pianos Camille Pleyel. C’est le seul épisode de sa vie intime auquel il est fait allusion dans le Voyage musical. Mais Berlioz laisse le lecteur dans l’ignorance la plus totale sur l’identité des personnes en question et les dessous de l’affaire, et n’en souffle mot dans tout son récit sur son voyage en Italie (alors que les futurs Mémoires jetteront quelque lumière là-dessus). Le lecteur du Voyage musical ne peut bien comprendre pourquoi Berlioz répugnait tant à faire le voyage d’Italie à ce moment précis. On pourrait donc se demander pourquoi Berlioz a jugé bon ici de raconter l’épisode du tout et de piquer ainsi la curiosité du lecteur, pour ensuite le laisser sur sa faim. Mais d’un autre côté il aurait été sans doute difficile de gommer complètement deux mois de son séjour en Italie, et l’épisode du long séjour à Nice était sans doute suffisamment connu pour pouvoir être passé entièrement sous silence.

Physionomie du Voyage musical

    À l’encontre des Soirées de l’orchestre, des Grotesques de la musique et des Mémoires à venir, le Voyage musical ne comporte pas de préface: le lecteur est invité à interpréter lui-même les intentions de l’auteur. Mais le long titre de l’ouvrage l’avertit du moins sur la nature et la variété des sujets abordés.

    Le Voyage musical est le seul livre de Berlioz a avoir été conçu en deux tomes dès le départ (cf. CG nos. 851, 853), et la division est fonction non de la longueur de l’ouvrage, mais plutôt du sens que Berlioz veut donner à son livre (les Mémoires par contre sont conçus comme un tout et paraîtront d’abord en un seul volume). L’antithèse entre l’Allemagne (tome I) et l’Italie (tome II) est voulue, et ici Berlioz renverse à dessein la suite des événements: le voyage en Allemagne de 1842-3 eut lieu après celui en Italie de 1831-2, mais dans le Voyage musical il est placé avant. Pourquoi? Les deux voyages sont la conséquence d’avoir remporté le Prix de Rome de 1830: le règlement imposait les deux voyages, mais dans l’ordre inverse, et pour Berlioz c’était une absurdité. Pour lui l’Allemagne était la véritable patrie de la musique, et ses dieux se nommaient Beethoven, Gluck et Weber. Le voyage en Allemagne et les grands compositeurs allemands se taillent la part du lion dans le tome I, et la dernière lettre sur le voyage en Allemagne, ‘cette noble seconde mère de tous les fils de l’haromonie’, se termine avec l’apostrophe Vale, Germania, alma parens!

    Ouvrons maintenant le tome II sur le voyage en Italie, et Berlioz pose d’emblée une question (p. 6-7):

[…] Que peut-aller chercher aujourd’hui un musicien en Italie? Irait-il y entendre les chefs-d’œuvre de l’ancienne école? on ne les exécute nulle part. Ceux de l’école moderne? on les représente habituellement à Paris. Se proposerait-il d’y étudier l’art du chant? C’est bien, il est vrai, la terre classique des chanteurs; mais ceux-ci n’ont pas plus tôt acquis un talent un peu remarquable, que nous les voyons accourir en France. […] Se livrerait-il à l’étude de la musique instrumentale? c’est le Rhin qu’il faut passer et non les Alpes. […] Si je suis allé en Italie sous prétexte de musique, c’est par arrêt de l’Académie.

    Le récit du voyage en Italie prend donc l’aspect d’un réquisitoire contre l’absurdité d’un règlement qui contraint les lauréats du Prix de Rome en composition musicale à aller perdre leur temps en Italie, pays anti-musical. Le long récit du voyage en Italie est suivi non d’études sur des compositeurs italiens (la Lettre à Spontini est placée dans le tome I), mais par des nouvelles, et le seul compositeur qui fait l’objet de deux chapitres de critique musicale sérieuse est de nouveau l’allemand Gluck. Plus qu’un ouvrage en partie autobiographique, le Voyage musical est en quelque sorte un manifeste pour la véritable musique telle que Berlioz la conçoit, et une condamnation sans appel de la musique telle qu’elle existe en Italie (tome II, p. 218):

Il est impossible de se dissimuler que le peuple italien n’apprécie de la musique que son effet matériel, ne distingue que ses formes extérieures. De tous les peuples de l’Europe, je penche fort à le regarder comme le plus inaccessible à la partie poétique de l’art ainsi qu’à toute conception excentrique un peu élevée. La musique n’est pour les Italiens qu’un plaisir des sens, rien d’autre.

Destin du Voyage musical

    Le Voyage musical semblait au départ promis à un bel avenir. En débarquant à Londres en novembre 1847 Berlioz reçoit une demande de la part de Jullien, directeur du Théâtre de Drury Lane qui l’avait invité, de faire envoyer 20 exemplaires de son Voyage musical au Magasin de Musique à Londres dont il était propriétaire (CG no. 1143). Conséquence ou non de cet envoi, une autre lettre de Berlioz en janvier 1848 évoque la possibilité d’une éventuelle édition anglaise de l’ouvrage, qui donnerait l’occasion à Berlioz de le retoucher et d’y ajouter plusieurs articles, datant semble-t-il d’avant la publication du Voyage musical (à l’exception de la nouvelle Euphonia qui parut alors que le Voyage musical était déjà sous presse; voir CG no. 1161 avec la note). Le projet d’une traduction anglaise n’eut pas de suite, et l’idée d’une nouvelle édition fut rapidement abandonnée. Dans les premiers mois de 1848 Berlioz commence la rédaction de ses Mémoires, qui en pratique met un terme à toute possibilité de développer le Voyage musical. L’édition du Voyage musical est d’ailleurs maintenant épuisée, comme l’apprend la Préface des Mémoires qui porte la date du 23 mars 1848, et ne sera jamais réimprimée ni traduite du vivant de Berlioz (sauf en ce qui concerne les Lettres sur le premier voyage en Allemagne). Les Mémoires allaient reprendre (avec des remaniements) ces 10 Lettres, ainsi que la presque totalité des chapitres sur le voyage en Italie, plus celui sur les Souvenirs d’un habitué de l’Opéra (voir les tables ci-dessous). Si le Voyage musical était susceptible d’être développé avec l’addition de plusieurs articles de critique musicale, comme Berlioz l’envisageait en janvier 1848, il se prêtait mal au développement des chapitres autobiographiques. Le schéma du Voyage musical inversait à dessein la chronologie en plaçant le voyage en Italie au tome II après celui en Allemagne; le schéma ne pouvait être modifié sans altérer le sens que Berlioz voulait donner à son ouvrage. Pour donner un récit continu de sa vie à partir de ses premières années, comme il avait commencé à le faire dans son esquisse autobiographique de 1832, Berlioz devait forcément revenir à une chronologie continue et respecter la suite logique des événements. De plus, le Voyage musical n’était autobiographique qu’en ce qui concerne la carrière de Berlioz musicien: comme on l’a vu ci-dessus, il passait presque complètement sous silence toute sa vie intime. Pour traiter de sa vie intime et développer son autobiographie, le schéma des Mémoires s’imposait donc comme une nécessité, mais du coup le Voyage musical s’en trouvait condamné à être dépassé.

    Autre indice de la décision prise par Berlioz en 1848 d’élargir et de diversifier son éventail de productions littéraires. On sait qu’en 1849 il avait préparé un volume de Nouvelles mais n’avait pu trouver un éditeur disposé à publier l’ouvrage (CG no. 1289). Le projet implique que Berlioz avait abandonné l’idée de développer le Voyage musical. Le livre de 1849 a de fortes chances d’être le précurseur des Soirées de l’orchestre de 1852, qui allait reprendre les nouvelles déjà parues dans le Voyage musical (Vincenza, Le premier opéra, Le suicide par enthousiasme, La révolution du ténor), en y ajoutant d’autres nouvelles, notamment Euphonia qu’il avait d’abord destiné en janvier 1848 à une deuxième édition du Voyage musical.

    Dix ans plus tard, même démarche avec À Travers chants de 1862, le dernier livre de critique musicale de Berlioz: il reprend tous les chapitres de critique musicale compris dans le Voyage musical (soit l’article sur la musique en général, les études sur les symphonies et la musique de chambre de Beethoven et deux chapitres sur Gluck), et il y ajoute plusieurs autres articles parus depuis.

    Le seul chapitre du Voyage musical à ne pas être repris dans un livre ultérieur est celui sur les Tribulations d’un critique musical: mais le sujet sera traité plus tard dans les Grotesques de la musique (voir les Lamentations de Jérémie et Un critique modèle, ainsi que dans les Mémoires (chapitres 21, 47, 53, Postface).

    En somme, la décision de Berlioz en 1848 d’entreprendre la rédaction de ses Mémoires avait pour conséquence à long terme de condamner le Voyage musical à disparaître en tant qu’ouvrage indépendant. Mais d’un autre côté la matière du Voyage musical avait aux yeux de Berlioz trop de prix pour être abandonnée: elle sera donc reprise presque entièrement dans ses livres à venir. On pourrait rapprocher ici la démarche de Berlioz écrivain et critique de celle du compositeur: il n’a pas hésité à reprendre dans la musique de sa maturité en le remaniant ce qu’il jugeait bon dans ses œuvres de sa jeunesse: notamment la Messe solennelle de 1824-5, l’opéra les Francs-Juges de 1825-1834, les cantates du Prix de Rome de 1827 à 1830, les Huits scènes de Faust de 1828-9 et l’ouverture de Rob Roy de 1831 (voir Berlioz et sa musique: auto-emprunts).

    On constate à ce propos que les mentions du Voyage musical dans la correspondance de Berlioz deviennent rares après 1848. On relève une mention passagère en 1850 (CG no. 1308), une autre en 1854 quand il pose sa candidature à l’Institut et donne une liste de ses publications (CG no. 1781), et une dernière en 1862 quand Richard Pohl lui propose, sans grande conviction, une édition allemande de toutes ses œuvres littéraires (CG no. 2678). La réponse de Berlioz n’est pas connue mais fut sans doute négative: le Voyage musical de 1844 et les Mémoires d’un musicien de 1858-9 étaient maintenant périmés.

    Soulignons ici en conclusion que dans ses publications après 1848, s’il arrive à Berlioz de faire allusion au Voyage musical il évite de citer le titre de l’ouvrage. Dans la Préface des Mémoires il parle sans le nommer d’un ‘livre que j’ai publié il y a plusieurs années … [qui] contenait, avec des nouvelles et des fragments de critique musicale, le récit d’une partie de mes voyages’. À la fin du chapitre 51 il présente les lettres sur son premier voyage en Allemagne: ‘Voici ces lettres à peu près telles qu’elles furent alors publiées sous le titre de Voyage musical en Allemagne’. On ne sait si Berlioz renvoie ici aux articles parus dans le Journal des Débats, qui portent ce titre, ou au livre de 1844. Au chapitre LII des Mémoires d’un musicien dans le Monde illustré (16/7/1859) il renvoie à ces mêmes lettres et mentionne leur publication dans le Journal des Débats; il ajoute qu’elles ont ‘en outre été reproduites en volumes (en français et en allemand)’, mais sans en préciser le titre. Par contre il renvoie expressément dans les Mémoires aux Grotesques de la musique (fin du chapitre 53) et aux Soirées de l’orchestre (chapitres 55 et 57). Dans le Prologue des Grotesques il cite les Soirées de l’orchestre. Mais dans A Travers chants, dont le premier chapitre reprend l’article sur la musique dans le tome I du Voyage musical, il ajoute une note à ce chapitre: ‘Ce chapitre fut publié il y a une vingtaine d’années dans un livre qui n’existe plus et dont divers fragments sont reproduits dans ce volume’.

    Tout se passe comme si Berlioz voulait maintenant faire oublier l’existence de son livre de 1844.

Introduction

    In August 1844 a two-volume work by Berlioz, entitled Voyage musical en Allemagne et en Italie. Études sur Beethoven, Gluck et Weber. Mélanges et Nouvelles, was published in Paris by Jules Labitte (it is hereafter referred to as Voyage musical for short). Leaving aside his more technical Treatise on Orchestration, this was Berlioz’s first book and thus an important landmark in his career as a writer. The work contained a representative selection of his writings and musical criticism of the past decade, and was organised around his two major travels, the trip to Italy in 1831-32 and that to Germany in 1842-43. As the title indicates, the work combined autobiography, musical criticism and short stories, and blended the serious and the humorous. In all these respects it anticipated his later works, from the Soirées de l’orchestre of 1852 to the posthumous Mémoires. For all that the Voyage musical of 1844 has attracted far less attention than his later works. Unlike these it only had a transient existence and was eventually destined to disappear; virtually the whole of its contents was reproduced and absorbed gradually in his later books, the Soirées (1852), À Travers chants (1862) and finally the Mémoires. As a result it has not seemed justifiable to reproduce on this site the complete text of the Voyage musical, as this would often duplicate these later works and involve a great deal of repetition. The aim of this page is to provide a general view of the work and its history, together with excerpts from the composer’s correspondence which relate to it (in the original French), and a table of contents (also in French) which summarises the sources which the work drew on, and the ultimate destination of its various chapters in Berlioz’s later books.

Composition and publication of the Voyage musical

    It is not known when exactly Berlioz first conceived the idea of the Voyage musical. The first mention of the work occurs in September 1843: two letters of Berlioz, one to each of his two sisters (CG nos. 851 and 853), show that the project was by then far advanced, and that Berlioz had already settled on the division in two volumes, which provided the framework in which his letters on his travels in Germany would find their place; these were currently in the process of publication in the Journal des Débats. One may imagine that the plan had taken shape in the course of the trip to Germany, during which the idea of bringing together and contrasting the two trips, to Italy and to Germany, may have occurred to Berlioz. As soon as he was back in Paris he set to work and the letters on the German trip started to appear in quick succession from August onwards. It may be pointed out that all these letters (except for the last one) appeared with an explicit copyright notice: ‘The rights of reproduction of the Voyage musical en Allemagne are strictly reserved’. This suggests that from the moment of publication Berlioz was intending to reuse the letters in the Voyage musical. In December 1843 he finally managed to find a publisher who would accept the work (CG nos. 875, 877). In January 1844 the manuscript was sent to the printer (CG nos. 878, 881); the printing took several months and the work finally appeared in August 1844 (CG nos. 895, 902, 915, 919). Berlioz sent copies to members of his family and to a few friends (CG nos. 919, 920, 943, 955, 987). The work apparently had some success: according to the Preface of the Mémoires, which bears the date 21 March 1848, it was already out of print by then. But Berlioz’s extant correspondence for the mid 1840s has little to say on the work’s reception and his reactions to it, unlike his later books (see the pages concerning the Soirées de l’orchestre, the Grotesques de la musique, and À Travers chants). But one review at the time deserves to be singled out. In March 1845 there appeared in the Journal des Débats a long article by the critic and writer A.-A. Cuvillier-Fleury; it was at once critical and highly complimentary, and prompted an immediate and enthusiastic response by Berlioz (CG no. 952). This article is reproduced in full on a separate page. It should be pointed out that the review by Cuvillier-Fleury only discussed in detail volume 2 of the work, that is its Italian part, and thus does not bring out clearly the contrast that Berlioz intentionally drew between Germany and Italy (see below).

Sources of the Voyage musical

    With one exception the entire substance of the Voyage musical had already been published piecemeal by Berlioz during the 1830s in a number of journals. The tables below give a summary chapter by chapter of these original sources, which can be divided in two groups.

    The first group comprises all the chapters which were based on a single source, that is those where Berlioz was able to reuse directly, sometimes with a few revisions, but sometimes without any changes, an earlier article which covered the same topic.

    In volume I the following chapters fall in this category:

    In volume II:

    The second group comprises all the articles that were refashioned from multiple sources, in which the original articles do not correspond directly to the use made of them in the Voyage musical.

    All these articles are to be found in volume II:

    The only chapter which was completely new in the Voyage musical is that entitled ‘Episode bouffon’ (‘Farcical interlude’) (volume II chapter 6). It deals with Berlioz’s abortive attempt to return to Paris in April 1831, after he had received in Florence what he calls ‘a letter of extraordinary impudence’, with the intention of taking revenge on ‘two guilty women and an innocent man’ (Voyage musical II p. 70); but while on his way he changed his mind and stopped in Nice for several weeks. The reader of the Voyage musical is likely to be baffled by the events related, and wonder what they were all about. Berlioz’s letters and his later writings reveal the background: the mother of the pianist Camille Moke, who was engaged to marry Berlioz, had abruptly broken off the engagement of her daughter, who was to marry instead the piano-maker Camille Pleyel, and in revenge Berlioz decided to murder them all… It is the only episode in Berlioz’s private life which is alluded to in the Voyage musical. But Berlioz leaves the reader in complete ignorance of the identity of the persons concerned and what lay behind the story; he has nothing to say on the subject in the whole account of the trip to Italy (whereas the later Mémoires did throw light on the episode). The reader of the Voyage musical cannot understand why Berlioz was so reluctant to leave Paris and depart for Italy at that particular time. One may therefore wonder why Berlioz thought it appropriate to mention the episode at all, and thus arouse the reader’s curiosity, only to leave it disappointed. On the other hand it would probably have been difficult to erase completely from the record two months of his trip to Italy, and the fact of the long stay in Nice was perhaps sufficiently well known to be completely omitted.

Character of the Voyage musical

    Unlike the Soirées de l’orchestre, the Grotesques de la musique and the Mémoires, the Voyage musical has no preface: the reader is invited to work out for himself what the author’s intentions were. But the work’s long title alerts him at least to the nature and variety of topics covered.

    The Voyage musical is the only book by Berlioz to have been conceived at the outset in two volumes (cf. CG nos. 851, 853), and the division is the result not so much of the length of the work, but rather of the message that Berlioz wanted to attach to his book (by contrast the Mémoires were conceived as a whole and first appeared in a single volume). The contrast between Germany (volume I) and Italy (volume II) is intentional, and here Berlioz deliberately reverses the chronological sequence of events: the trip to Germany of 1842-43 took place after that to Italy of 1831-32, but in the Voyage musical it is placed before. Why is this? Both trips were the consequence of winning the Prix de Rome competition of 1830: the rules prescribed trips to both countries, but in the reverse sequence, and for Berlioz this was an absurdity. In his view Germany was the real land of music, and his gods were Beethoven, Gluck and Weber. The trip to Germany and the great German composers take the lion’s share in volume I, and the final letter on the trip to Germany, ‘this noble second mother of all the sons of harmony’, concludes with the apostrophe Vale, Germania, alma parens!

    Turn to volume II on the trip to Italy, and Berlioz asks a question at the outset (pp. 6-7):

[…] What can a musician hope to find nowadays by going to Italy? Does he wish to hear performances of the masterpieces of the old school? But they are not performed anywhere. Or those of the modern school? They are regularly performed in Paris. Suppose he wishes to study the art of singing? It is true that Italy is the traditional home of singers, but as soon as they have developed a decent level of talent we see them flocking to France. […] Or suppose he wishes to study instrumental music? then it is the Rhine he must cross and not the Alps. […] The reason I went to Italy on the pretext of studying music, is because of a ruling by the Academy.

    As a result Berlioz’s account of his trip to Italy takes on the character of a critique of absurd regulations, which compelled the winners of the Prix de Rome in musical composition to go and waste their time in Italy, a country closed to real music. The long narrative of the travels in Italy is followed not by essays on Italian composers (the Letter to Spontini is placed in volume I), but by short stories, and the only composer to receive two chapters of serious musical criticism is once again the German Gluck. More than a semi-autobiographical work, the Voyage musical is as it were a manifesto for true music as Berlioz conceived it, and a final condemnation of music as it was understood and practised in Italy (volume II, p. 218):

There is no hiding the fact that the Italian people only appreciate in music its material effect, and can only apprehend its external features. Among all the peoples of Europe, I am very much inclined to regard it as the least open to the poetic aspect of art, as well as to any rather elevated conception that moves off the beaten track. Music for the Italians is only a pleasure of the senses and nothing else.

Fate of the Voyage musical

    At first the Voyage musical seemed destined for a bright future. When he arrived in London in November 1847 Berlioz received a request from Jullien, the director of the Drury Lane Theatre who had invited him, to send 20 copies of his Voyage musical to the music shop in London that Jullien owned (CG no. 1143). Whether as a result of this or not, another letter of Berlioz in January 1848 mentions the possibility of an English edition of the work, which would provide Berlioz with the opportunity to revise it and add several articles, all of which apparently dated from before the publication of the Voyage musical, with the exception of the short story Euphonia which appeared while the Voyage musical was already in the press (see CG no. 1161 with its note). The plan for an English translation was not followed up, and the idea of a new edition was soon dropped. In the early months of 1848 Berlioz started writing his Mémoires, which in practice cut short any plans to develop the Voyage musical. The original edition of the work was by this time out of print, as is revealed by the Preface of the Mémoires, which bears the date 23 March 1848; the work was never reprinted in Berlioz’s lifetime, nor was it translated either (with the exception of the letters on the first trip to Germany). The Mémoires were to reproduce (with a few changes) the ten letters, as well as virtually all the chapters on the trip to Italy, together with the chapter on the recollections of a frequent visitor to the Opéra (see the tables below). While the Voyage musical was susceptible of enlargement with the addition of a few articles of music criticism, as Berlioz envisaged in January 1848, it did not lend itself easily to further development of the autobiographical chapters. The design of the Voyage musical deliberately turned the chronological sequence on its head by placing the trip to Italy in volume II after that to Germany in volume I; the design could not be altered without changing the message that Berlioz wanted to attach to his work. To give a continuous account of his life, beginning with his earliest years, as he had started to do in his autobiographical sketch of 1832, Berlioz was obliged to revert to a continuous chronology and observe the logical sequence of events. Furthermore, the Voyage musical was only autobiographical as regards Berlioz’s career as a musician: as seen above, it was almost completely silent on his personal and private life. To cover this aspect and develop his autobiography, Berlioz could not avoid adopting the design of the Mémoires, but as a result the Voyage musical was condemned to be superseded.

    There is another indication of the decision taken by Berlioz in 1848 to widen and diversify his literary output. It is known that in 1849 Berlioz had composed a volume of Nouvelles (short stories) but had not been able at the time to find a publisher interested in the work (CG no. 1289). This plan implied that Berlioz had abandoned the idea of developing the Voyage musical. There is a strong likelihood that the unpublished 1849 book was the precursor to the Soirées de l’orchestre of 1852, which was to reproduce the short stories which had previously appeared in the Voyage musical (Vincenza, The first opera, The suicide through enthusiasm, The tenor’s revolution), and add to them other similar chapters, notably Euphonia which in January 1848 he had originally destined for a second edition of the Voyage musical.

    A decade later, Berlioz followed the same approach with his À Travers chants of 1862, Berlioz’s last book of musical criticism: it reproduced all the chapters of musical criticism contained in the Voyage musical (the article on music in general, the essays on Beethoven’s symphonies and his chamber music, and two chapters on Gluck), and added several more articles that had appeared since.

    The only chapter of the Voyage musical that was not reproduced in a later book was that on the tribulations of a music critic: but the topic itself was to be handled later in the Grotesques de la musique (see the Lamentations of Jeremiah and A model critic), and also in the Mémoires (chapters 21, 47, 53, Postface).

    In sum, Berlioz’s decision in 1848 to undertake writing his Mémoires had as consequence in the long run to condemn the Voyage musical to disappear as an independent work. But on the other hand the subject matter of the Voyage musical meant too much to Berlioz to be abandoned, and consequently it was almost completely reproduced over time in his later books. One might compare here Berlioz’s approach as a writer and music critic with that of Berlioz the composer: in the music of his maturity he did not hesitate to borrow what he thought was of value in his earlier discarded works, though suitably adapted and developed. This applies in particular to the Messe solennelle of 1824-5, the opera les Francs-Juges of 1825-1834, the Prix de Rome cantatas of 1827 to 1830, the Huits scènes de Faust of 1828-9 and the overture Rob Roy of 1831 (see Berlioz and his Music: Self-Borrowings).

    In this connection it is noticeable that mentions of the Voyage musical in the composer’s correspondence become rare after 1848. There is a passing allusion in 1850 (CG no. 1308), another one in 1854 when Berlioz was a candidate for election to the Institut and submitted a list of his publications (CG no. 1781), and a final one in 1862 when Richard Pohl suggested to him, though without much conviction, the possibility a German edition of all his literary works, including the Voyage musical (CG no. 2678). Berlioz’s reply is not known but was probably negative: the Voyage musical of 1844 and the Mémoires d’un musicien of 1858-9 were now obsolete.

    One final point to draw attention to: in the works he published after 1848 Berlioz occasionally alluded to the Voyage musical, but avoided mentioning the title of the work. In the Preface to the Mémoires he alludes, without naming it, to a ‘book I published several years ago … [which] contained, together with short stories and chapters of musical criticism, an account of some of my travels’. At the end of chapter 51 he introduces the letters on his first trip to Germany: ‘Here are these letters, almost exactly as they were published under the title Musical trip to Germany’. It is not clear whether Berlioz is referring here to the articles which appeared in the Journal des Débats, which had this title, or to the 1844 book. In Chapter LII of the Mémoires d’un musicien published in the Monde illustré (16/7/1859) he refers to these same letters and mentions their publication in the Journal des Débats; he adds that ‘in addition they were reproduced in volumes (in French and in German)’, but he does not specify the title of these volumes. By contrast he does refer explicitly in the Mémoires to the Grotesques de la musique (end of chapter 53) and to the Soirées de l’orchestre (chapters 55 and 57). In the Prologue of the Grotesques he cites the Soirées de l’orchestre. But in A Travers chants, the first chapter of which reproduces the article on music in volume I of the Voyage musical, he adds a note to this chapter: ‘This chapter was published some twenty years ago in a book which no longer exists and from which various excerpts are reproduced in the present volume’.

    It is as though Berlioz now wanted his 1844 book to be consigned to oblivion.

Extraits de la correspondance de Berlioz

1843

À sa sœur Nanci [Nancy] Pal (CG no. 851; 26 septembre):

    […] A ce sujet quelqu’un me disait l’autre jour qu’on devait me donner au moins cinq cents francs d’une lettre comme la dernière (sur Brunswick).
    Jacques Arago m’avouait il y a deux mois que je passais pour avoir aux Débats dix mille francs fixes….. voilà bien le public!! Ces lettres ont une grande vogue parmi le monde artiste et lettré, on me dit de toutes parts: Vous avez à votre tour Vos petits mystères de Paris, c’est un succès à la manière de Süe, etc.; et je ne puis encore trouver un libraire pour m’acheter deux volumes où ces lettres doivent figurer. La plupart de ces prudents industriels trouvent que cela s’adresse à un public trop restreint, le public musical et lettré. S’il s’agissait d’un Roman à la façon de Paul de Kock, lisible surtout pour les cuisinères, j’aurais déjà fait une très bonne affaire. Ils ont raison. En attendant il y a déjà six ou sept traductions et contrefaçons de ces lettres en Belgique et en Allemagne. Il est toujours agréable de savoir qu’on est utile aux autres quand on ne peut l’être à soi….. […]

À sa sœur Adèle Suat (CG no. 853; 30 septembre):

    […] Je te remercie des gentillesses que tu me dis au sujet de mon voyage musical en Allemagne.
    Ces lettres ont en effet un grand succès en France et six différentes traductions allemandes les popularisent au delà du Rhin. Il y en aura une d’une tournure assez étrange demain. J’ai reçu force compliments et remerciements à leur sujet de Darmstadt, de Stuttgardt, de Cologne, etc. J’espère maintenant trouver un libraire qui publiera en deux volumes ces lettres, le Voyage musical en Italie qui a déjà paru dans l’Italie pittoresque, et deux nouvelles imprimées il y a quatre ans dans la Gazette musicale.
    Cela n’amuse pas beaucoup Janin, qui, malicieusement complimenteur, dit maintenant à qui veut l’entendre que j’étais né pour faire des feuilletons et non pour écrire de la musique…… […]

À sa sœur Adèle Suat (CG no. 875; 31 décembre):

    […] A propos de ce voyage, j’ai enfin trouvé un libraire qui va m’imprimer mes deux volumes, l’un contiendra les lettres dont une paraîtra encore ces jours-ci, et l’autre le voyage en Italie, considérablement augmenté, et deux ou trois nouvelles.
    Je t’enverrai cela dans quelques mois. […]

1844

À sa sœur Nanci [Nancy] Pal (CG no. 877; 5 janvier):

    […] Ma dernière lettre sur l’Allemagne est à mon avis la meilleure des Dix, ou du moins la plus variée et la plus amusante; elle a déjà paru en allemand à Hambourg, mais elle est retenue en quarantaine aux Débats par la nouvelle de Soulié qui paraît tous les jours. Cela m’impatiente exorbitamment. J’ai trouvé un libraire; on imprime déjà; il y aura sur l’Italie un volume que tu ne connais qu’en partie et qui t’intéressera peut-être. […]

À Maurice Schlesinger (CG no. 878; 10 janvier):

    […] J’ai d’ailleurs encore quelques jours de travail forcé pour un volume que l’imprimeur attend et qui m’occupera encore toute cette semaine ainsi ne comptez pas encore sur moi. Je vous avertirai quand j’aurai commencé. […]

À L. Schlösser (CG no. 881; 28 janvier):

    […] Que fait-on à Darmstadt? Avez-vous lu ma dernière lettre dans les Débats où j’ai raconté ma visite chez vous? On publie maintenant tout cela en volumes et je corrige sans cesse des épreuves. […]

À L. Schlösser (CG no. 895; 20 avril):

    […] Je vous porterai aussi deux volumes de prose qu’on imprime en ce moment et qui contiennent mes voyages en Italie et en Allemagne, des études sur Beethoven, sur Gluck, sur Weber et foule de coglionerie qui vous feront rire […]

À sa sœur Nanci [Nancy] Pal (CG no. 902; 19 mai):

    […] Ma vie est incroyable. C’est un somnambulisme continuel. […] Et avec tout cela il faut finir mon livre sur l’Italie, corriger les épreuves de me symphonies, et organiser une entreprise immense dont je te parlerai si elle arrive à terme et qui fera plus de bruit à elle seule que tout ce que j’ai tenté à présent. […]

À Robert Griepenkerl (CG no. 915; 26 juillet):

    […] Je publie en ce moment aussi 2 volumes, contenant mes voyages en Allemagne et en Italie avec divers fragments et Nouvelles. Je m’empresserai de vous les envoyer si vous m’indiquez le moyen de le faire avec certitude qu’ils vous parviendront. […]

À son père (CG no. 919; 24 août):

    […] P.S. Je vais vous envoyer les deux volumes qui vont paraître, contenant mon voyage musical en Allemagne et en Italie, dont vous connaissez seulement des fragments publiés dans diverses revues et dans les journaux; c’est à peu près complet maintenant.

À sa sœur Nanci [Nancy] Pal (CG no. 920; 24 août):

    […] Tu as dû recevoir un exemplaire de mes deux volumes; fais-moi le plaisir de le prêter à Jules qui vient de m’écrire de nouveau et à qui je ne puis en envoyer un.
    Adèle et mon père ont aussi dû recevoir le leur.

1845

À son oncle Félix Marmion (CG no. 943; 20 février):

    […] Je ne sais pas si mon libraire vous a envoyé mon Voyage Musical en Allemagne et en Italie ainsi que je lui en avais donné l’ordre. Ces deux volumes vous amuseront peut-être, surtout celui d’Italie. […]

À Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury (CG no. 952; 23 mars):

    Je ne sais comment vous remercier; je n’essaierai donc pas de le faire. Tout ce que je puis vous dire, c’est que si vous avez voulu me donner une joie excessive et me faire rire de moi-même à gorge déployée, en sentant par-ci par-là quelque larme honteuse poindre dans le coin de mes yeux, vous avez complètement réussi. Malheureusement, vous me traitez en homme de lettres. Votre magnifique article va donner à bien des gens l’envie de parcourir mon livre, et alors combien de désappointements!… […]

À Robert Griepenkerl (CG no. 955; mars/avril):

    Il y a bien longtemps que je n’ai de vos nouvelles; j’ignore même si vous avez la partition du Carnaval Romain et les deux volumes que je vous ai envoyés par l’entremise du libraire Brockhaus […]

À George Hainl (CG no. 987; 2 août):

    Vous devez recevoir ces jours-ci deux exemplaires de mon Voyage musical en Allemagne et en Italie, l’un est pour vous et l’autre pour Isidore Flacheron, à qui je vous serais obligé de le faire parvenir. […]

1847

À Delahaye (CG no. 1143; 23 novembre, de Londres):

    Je suis chargé par M. Jullien, directeur du théâtre de Drury Lane et propriétaire du Magasin de Musique de Regent Street de vous demander vingt exemplaires de mon Voyage musical en Allemagne et en Italie au prix de 3 fr. l’exemplaire, prix auquel vous m’avez dernièrement cédé plusieurs. Veuillez en conséquence adresser ces 40 volumes à Monsieur Jullien, Harley Street No 76 à Londres, en y joignant la note pour la somme de laquelle vous tirerez sur lui. […]

1848

À Laval (CG no. 1161; 14 janvier, de Londres):

    […] Il s’agit ici d’une traduction anglaise de mes deux volumes sur l’Allemagne et l’Italie; je profiterai de cette édition nouvelle pour retoucher et compléter l’ouvrage et je voudrais y introduire divers articles de la Gazette musicale sur les Concerts au Conservatoire où il est question de Mendelssohn et de Gluck, et de plus ma nouvelle intitulée Euphonia ou la ville musicale qui parut en quatre ou cinq Nos il y a trois ans et demi. Veuillez donc être assez bon pour me chercher ces exemplaires et me les envoyer en y ajoutant la note de ce que je devrai à Brandus pour le tout. Je voudrais aussi un article sur le Telemaco de Gluck. […]

Note. Les articles de Berlioz dans la RGM sur les concerts du Conservatoire qui traitent de Gluck sont ceux du 23/4/1837 (CM III.117-21 – Alceste), 28/2/1841 (CM IV.457-9 – Armide) et 13/2/1842 (CM V.43-5 – Iphigénie en Tauride). Ceux qui traitent de Mendelssohn sont ceux du 27/2/1842 (CM V.47-50 – l’ouverture de la Grotte de Fingal) et du 27/3/1842 (CM V.77-8 – l’oratorio Saint Paul). La nouvelle Euphonia parut en plusieurs livraisons dans la RGM de 1844: 18/2, 25/2, 3/3, 17/3, 24/3, 28/4, 2/6, et 28/7 (CM V.425-8, 429-35, 437-40, 441-6, 447-52, 473-77, 495-7, 529-34). (Euphonia fut reprise dans la 25e des Soirées de l’orchestre.) — L’article où il est question du Telemaco de Gluck pourrait être celui du Journal des Débats du 18/7/1846 ou celui du 3/9/1843, mais ce dernier était déjà reproduit dans le Voyage musical (tome I pp. 71-90; voir la p 74).

1850

À Gemmy Brandus (CG no. 1308; entre le 20 février et le 10 mars 1850):

    Nous donnons à notre prochain concert une grande partie du Ier acte d’Alceste. Si vous le trouvez convenable, il serait je crois utile à tout le monde et vraiment opportun de publier comme citation dans le numéro de la Gazette qui précédera cette soirée, l’analyse que j’ai faite, dans mon Voyage en Allemagne, de cette sublime composition [II.281-307]. Dites-moi ce que vous pensez de cette idée, et si vous l’approuvez je vous apporterai aussitôt le volume qui contient le fragment que je vous propose. Auditeurs et exécutants en profiteront. […]

1854

Au Président de l’Académie des Beaux-Arts (CG no. 1781; 10 août):

    […] Je me permettrai de citer encore deux volumes contenant le récit de mes voyages en Allemagne et en Italie et l’analyse des principales œuvres de Gluck, de Weber, de Spontini et de Beethoven; et un troisième intitulé: Les Soirées de l’Orchestre, où, sous diverses formes, de sérieuses questions d’organisation musicale sont traitées. […]

1862

Richard Pohl à Berlioz (CG no. 2678; 9 décembre, de Weimar):

    […] J’espère que je puis faire peu à peu une édition allemande de vos œuvres complètes. N’y pensez-vous pas encore à une édition complète? Y compris: vos livrets (poésies) les articles des journaux pas encore reproduits et puis, vos mémoires choisies, c’est-à-dire les chapitres qui se trouvent dans « Le Monde illustré » et votre « voyage musical » peut-être? […]

Table des matières

Abréviations:

ATC = À Travers chants
CM = Critique musicale (1996- )
Débats = Journal des Débats
GM = Gazette musicale de Paris
RGM = Revue et gazette musicale de Paris
Soirées = Les Soirées de l’orchestre

TOME I

Voyage musical en Allemagne

Titre du chapitre Sources Critique musicale Destination
Voyage musical en Allemagne
I. A M. AUGUSTE MOREL: Bruxelles, Mayence, Francfort (pp. 3-23) Débats 13/8/1843 CM V.245-55 Mémoires
II. A M. GIRARD, chef d’orchestre de l’Opéra-Comique: Stuttgardt, Hechingen (pp. 27-47) Débats 20/8/1843 CM V.263-74 Mémoires
III. A LISTZ: Manheim, Weimar (pp. 51-68) Débats 28/8/1843 CM V.275-84 Mémoires
IV. A M. STEPHEN HELLER: Leipzig (pp. 71-90) Débats 3/9/1843 CM V.285-95 Mémoires
V. A ERNST: Dresde (pp. 93-110) Débats 12/9/1843 CM V.297-307 Mémoires
VI. A HENRI HEINE: Brunswick, Hambourg (pp. 113-32) Débats 23/9/1843 CM V.317-27 Mémoires
VII. A mademoiselle LOUISE BERTIN: Berlin (pp. 135-63) Débats 8/10/1843 CM V.329-37 Mémoires
VIII. A M. HABENECK, chef d’orchestre de l’Opéra: Berlin (pp. 167-87) Débats 21/10/1843 CM V.347-57 Mémoires
IX. A. M. DESMARETS: Berlin (pp. 191-214) Débats 8/11/1843 CM V.359-71 Mémoires
X. A M. G. OSBORNE: Hanovre, Darmstadt (pp. 217-37) Débats 9/1/1844 CM V.403-14 Mémoires
De la Musique en général
I. De la musique en général (pp. 241-60) RGM 10/9/1837 CM III.243-52 ATC
Etude analytique des Symphonies de Beethoven
Introduction (pp. 263-6)  —  — ATC
I. Symphonie en ut majeur (pp. 269-70) RGM 28/1/1838 CM III.373-4 ATC
II. Symphonie en (pp. 273-5) RGM 28/1/1838 CM III.374-5 ATC
III. Symphonie héroïque (pp. 279-88) RGM 9/3/1837 CM III.106-8 ATC
IV. Symphonie en si b (pp. 291-95) RGM 28/1/1838 CM III.375-7 ATC
V. Symphonie en ut mineur (pp. 299-30) RGM 28/1/1838 CM III.377-81 ATC
VI. Symphonie pastorale (pp. 311-17) RGM 4/2/1838 CM III.383-8 ATC
VII. Symphonie en la (pp. 321-29) RGM 11/2/1838 CM III.391-5 ATC
VIII. Symphonie en fa (pp. 333-37) RGM 18/2/1838 CM III.399-401 ATC
IV. Symphonie avec chœurs (pp. 341-55) RGM 4/3/1838 CM III.403-10 ATC
Trios et sonates (pp. 359-65) Débats 12/3/1837 CM III.67-71 ATC
Le Freyschütz de Weber (pp. 369-81) Débats 13/6/1841 CM IV.507-13 ATC
Souvenirs d’un habitué de l’Opéra. 1822-1823 (pp. 385-99) Débats 13/9/1835 CM II.275-82 Mémoires ch. 15
Lettre à G. Spontini [1841] (pp. 403-4) CG no. 752 (27 août 1841)  — Soirées XIII
Tribulations d’un critique musical (pp.407-20) RGM 7/1/1838 CM III.349-55  —

 

TOME II

Voyage musical en Italie

Titre du chapitre Sources Critique musicale Destination
Voyage musical en Italie
I. Concours de composition musicale à l’Institut (pp. 5-13) L’Europe littéraire, 12/6/1833 CM I.99-105 Mémoires ch. 22
II. Le concierge de l’Institut (pp. 17-29) L’Europe littéraire, 19/7/1833 CM I.107-12 Mémoires ch. 23, 29
III. Distribution des prix de l’Institut (pp. 33-43) GM 2/2/1834; Italie pittoresque fin mai-début juin 1835 CM I.153-65; CM II.155-68 Mémoires ch. 30, 31
IV. Le départ (pp. 47-58) Italie pittoresque fin mai-début juin 1835 CM II.155-68 Mémoires ch. 32
V. L’arrivée (pp. 61-65) Italie pittoresque fin mai-début juin 1835 CM II.155-68 Mémoires ch. 33
VI. Episode bouffon (pp. 69-83)  —  — Mémoires ch. 34
VII. Retour à Rome (pp. 87-97) Revue européenne 15/3/1832 CM I.69-83 Mémoires ch. 35
VIII. La vie de l’Académie (pp.101-116) L’Europe littéraire, 8/5/1833 CM I.91-97 Mémoires ch. 36
IX. Vincenza (pp. 119-25) L’Europe littéraire, 8/5/1833 CM I.91-97 Soirées I
X. Vagabondages (pp. 129-36) Italie pittoresque juillet 1834 CM I.313-41 Mémoires ch. 37
XI. Subiaco (pp. 139-49) Italie pittoresque juillet 1834 CM I.313-41 Mémoires ch. 38
XII. Encore Rome (pp. 153-76) Le Rénovateur 20/4/1834; Italie pittoresque juillet 1834; L’Artiste 30/6/1844 CM I.215-19, 313-41; CM V.509-15 Mémoires ch. 39, 40
XIII. Naples (pp. 179-207) Italie pittoresque juillet 1834; L’Artiste 30/6/1844 CM I.313-41; CM V.509-15 Mémoires ch. 41, 42
XIV. Retour en France (pp. 211-25) Le Rénovateur 25/5/1834; Italie pittoresque juillet 1834 CM I.239-44, 313-41 Mémoires ch. 43
Le premier opéra (nouvelle)
Alfonso Della Viola à Benvenuto Cellini (pp. 229-40)
RGM 1/10/1837 CM III.269-78 Soirées I
Benvenuto à Alfonso (pp. 241-9) RGM 1/10/1837 CM III.269-78 Soirées I
Benvenuto à Alfonso (pp. 251-4) RGM 8/10/1837 CM III.289-94 Soirées I
Alfonso à Benvenuto (pp. 255-7) RGM 8/10/1837 CM III.289-94 Soirées I
Conclusion (pp. 57-62) RGM 8/10/1837 CM III.289-94 Soirées I
Du système de Gluck en musique dramatique (pp. 265-77) Débats 2/10/1835 CM II.297-303 (ATC)
Les deux Alceste de Gluck (pp. 281-307) Débats 16/10 et 23/10/1835 CM II.313-20 et 329-35 (ATC)
Le suicide par enthousiasme (pp. 311-40) GM 20/7, 27/7, 3/8, 10/8/1834 CM I.297-301, 303-7, 347-51, 353-6 Soirées XII
Astronomie musicale
Révolution d’un ténor autour du public
Avant l’Aurore (pp. 343-4)
Débats 22/9/1839; 17/3/1840; 10/1/1841 CM IV.157-63, 279-85, 411-19 Soirées VI
Lever héliaque (pp. 347-52) Débats 22/9/1839; 17/3/1840; 10/1/1841 CM IV.157-63, 279-85, 411-19 Soirées VI
Le ténor au zénith (pp. 355-59) Débats 22/9/1839; 17/3/1840; 10/1/1841 CM IV.157-63, 279-85, 411-19 Soirées VI
Le soleil se couche (pp. 363-8) Débats 22/9/1839; 17/3/1840; 10/1/1841 CM IV.157-63, 279-85, 411-19 Soirées VI

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