brunswick

Présentation

Chronologie

Brunswick hier et aujourd’hui

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Présentation

Mars 1843

    Avant même son départ en décembre 1842 pour son premier voyage en Allemagne Berlioz avait inclu Brunswick (Braunschweig) dans sa liste de villes à visiter (CG no. 791). "Je ne connaissais personne à Brunswick", confie-t-il dans les Mémoires (Premier voyage en Allemagne, 6ème lettre), "j’ignorais complètement et les dispositions des artistes à mon égard, et le goût du public. Mais l’idée seule que les frères Müller étaient à la tête de la chapelle, aurait suffi pour me donner toute confiance […]" En effet le nom de Brunswick avait été auparavant porté à l’attention de Berlioz par les visites à Paris en 1834 et 1837 du quatuor Müller, tous quatre frères et membres d’une remarquable famille de musiciens établie à Brunswick depuis 1831. Berlioz signala en termes chaleureux leurs concerts (Le Rénovateur, 23 February 1834; Critique musicale I p. 177) et écrivant à son ami Humbert Ferrand peu après il vante "l’incroyable quatuor des frères Müller, qui jouent Beethoven d’une façon qui nous était jusqu’à présent demeurée inconnue" (CG no. 384).

    Au cours de sa tournée pendant les premiers mois de 1843 en passant par Weimar, Dresde et Leipzig, la visite que Berlioz projetait pour Berlin fut retardée, et sur l’avis de Meyerbeer il se laissa convaincre d’aller d’abord à Brunswick: on attendait son arrivée, son ouverture du Roi Lear lui avait déjà acquis de chaudes sympathies, et de plus les frères Müller étaient en rapport avec lui et prodiguaient les offres de services (CG no. 816). Le voyage à Brunswick s’avéra l’un des plus réussis de toute sa randonnée. Quelques jours après son arrivée Berlioz est déjà enthousiaste (CG no. 817, 6 mars):

Ils ont ici un excellentissime orchestre, en tête duquel sont les 4 frères Müller dont vous avez entendu le miraculeux quatuor à Paris. Je viens de faire la 1ère répétition, et ils ont été d’une chaleur applaudissante et trépignante toute française. […]

    Quelques jours après le concert du 9 mars Berlioz écrit à son père (CG no. 820):

Je ne crois pas qu’il m’en soit réservé de pareil [succès] à ce que je viens d’obtenir ici. L’exécution a d’abord été merveilleuse, et l’enthousiasme du public et des artistes a surpassé tout ce que je pouvais rêver.

On a couronné mes partitions de Roméo et du Requiem sur le théâtre, on a fait recommencer la Marche des pèlerins, on a demandé bis aussi pour un morceau de Roméo mais trop long et trop dangereux pour que j’aie pu consentir à le recommencer [sans doute le scherzo de la Reine Mab]. Après le concert l’orchestre est venu m’inviter à un grand souper qu’il m’offrait en société avec les principaux amateurs de la ville. La réunion était brillante; on m’a de nouveau couvert de hourras en chœur (selon l’usage de l’harmonieuse Allemagne) de vers, de vivat, de toasts, et de couronnes.

Le théâtre était plein et la recette a dépassé de 48 thalers la plus forte qu’on y ait encore faite. […]

    Les Mémoires donnent un récit beaucoup plus détaillé des répétitions et du concert (Premier voyage on Allemagne, 6ème lettre).

    L’un des plus chaleureux partisans de Berlioz en Allemagne était Robert Griepenkerl (1810-1868); il enseignait la littérature et la langue allemandes à Brunswick et était de plus critique musical et francophile. Berlioz le rencontre pendant sa visite de 1843: c’est le début d’une correspondance durable entre les deux hommes. Griepenkerl est d’un soutien sans faille: le 6 mai 1843 il fait le voyage de Brunswick à Hanovre pour entendre un concert dirigé par Berlioz; en novembre 1852 il se rend à Weimar pour voir Berlioz et assister à une représentation de Benvenuto Cellini; en 1853 il aide d’un l’organisation d’un concert de Berlioz à Brême. À l’occasion de la visite de Berlioz en 1843 Griepenkerl publie un opuscule en l’honneur de Berlioz et sa musique, Ritter Berlioz in Braunschweig (Le chevalier Berlioz à Brunswick), écrit en réponse à un article critique paru dans un journal de Leipzig, opuscule qui aura un certain retentissement. Il existe une lettre de Berlioz à Griepenkerl le remerciant de son ouvrage (CG no. 833, mai 1843 [text complet dans le tome VIII]):

J’ai reçu la savante et bienveillante brochure que vous avez écrite sur mes compositions et sur ma tendance musicale. Un tel ouvrage me flatte d’autant plus en me donnant courage, que chacun peut voir dès les premières lignes, qu’il émane d’un esprit très élevé et entièrement libre de préjugés. Personne, je crois, jusqu’à présent n’a dévoilé, comme vous l’avez fait, les causes des incessantes contradictions de la critique à mon sujet. Votre chapitre sur l’honneur est admirable et, je crois, parfaitement vrai. On vient de me traduire avec soin votre ouvrage en français, il m’est donc permis maintenant de vous en parler avec connaissance de cause.

    Vous trouverez aussi sur ce site une reproduction d’une lettre autographe de Berlioz à Griepenkerl écrite à Leipzig et datée du 13 décembre 1853 (CG no. 1659).

Avril 1846

    On possède moins de documents sur la deuxième visite de Berlioz à Brunswick en avril 1846: Berlioz n’y fait pas allusion dans son Deuxième voyage en Allemagne ni ailleurs dans les Mémoires, et moins de lettres ayant trait à cette visite subsistent. La visite eut lieu à la fin de son voyage, qui s’était axé sur Vienne, Prague et Pesth. De Prague Berlioz organise le concert qu’il préparait avec l’aide du dévoué Griepenkerl (CG no. 1031, 1er avril; cf. CG no. 1027), et ajoute:

Je vous remercie de tous les efforts que vous faites pour la propagation de nos idées en musique, le temps est le plus grand des maîtres, soyez sûr qu’elles triompheront peut-être plus tôt que nous ne pensions sur tout le nord de l’Allemagne; quant au sud l’affaire sera bientôt faite. […]

    À l’exception du deuxième mouvement de Harold, morceau préféré du public, le concert du 24 avril ne comprenait que de la musique que Berlioz n’avait pas joué lors de sa première visite, et en particulier l’intégrale de la Symphonie fantastique. Il n’existe pas de récit détaillé du concert de la plume de Berlioz, mais de retour à Paris début mai il confie sa satisfaction à l’un de ses correspondants à Prague (CG no. 1041):

Mon dernier concert en Allemagne, celui de Brunswick a été très brillant et très productif, l’exécution admirable d’ensemble et de nuances n’a rien laissé non plus à désirer. […]

Octobre 1853

    Après une interruption de plusieurs années Berlioz reprend ses randonnées en Allemagne en 1852. En octobre de l’année suivante il entreprend une tournée de deux mois dans le nord de l’Allemange, en commençant avec Brunswick qu’il affectionnait. Deux jours avant son départ il confie à sa sœur Adèle (CG no. 1633): "Je me fais une fête de revoir ces braves artistes de Brunswick et cet ardent public, qui me fait toujours un si grand accueil". Les deux concerts du 22 et 25 octobre marquent le haut point de la popularité de Berlioz à Brunswick. Dès le lendemain du second concert il écrit amplement à l’éditeur Brandus (CG no. 1636):

Voici un compte-rendu aussi froid qu’il me soit possible de le rédiger de mes concerts à Brunswick.

Ils ont eu lieu l’un et l’autre devant une salle pleine comble et dès la veille du Ier il n’y avait plus une place à louer. L’exécution instrumentale a été d’une beauté merveilleuse et d’une verve qu’il serait injuste de comparer à l’entrain d’aucun orchestre à moi connu. Cet orchestre de Brunswick, quand il le veut, est prodigieux. Et avec moi il veut toujours. D’ailleurs mon second concert était au bénéfice de la caisse des veuves et des orphelins des artistes, institution à laquelle on a donné mon nom. Nous avons exécuté des fragments des quatre actes de Faust, trois morceaux de Roméo et Juliette, Le Roi Lear, Harold, le Repos de la Ste Famille très bien chanté en allemand par Schmetzer et qui m’a gagné tous les cœurs pieux. Les principaux effets ont été produits par le Ballet des Irrlichter (Feux follets) de Faust, morceau qu’on ne connaît pas à Paris, la Romance de Marguerite et la Fête de Roméo et Juliette. Quant aux Marche Hongroise et chœur des Sylphes et Fée Mab, c’est toujours le même vacarme d’applaudissements partout.

On m’a donné au Deutsches Haus un souper de cent couverts auquel assistaient les ministres du Duc et tous les artistes, littérateurs et amateurs notables de la ville. Hier l’orchestre est venu m’offrir un bâton de chef d’orchestre en vermeil; George Müller me l’a présenté au nom des artistes en leur présence.

La veille j’étais allé dans un Jardin public où se trouve la salle du Weissen Rosses [Cheval Blanc] (pardonnez mon orthographe allemande) dans laquelle ont lieu des concerts populaires à bas prix. Il y avait là douze ou quinze cents personnes et un excellent petit orchestre de cinquante musiciens. On avait annoncé sur le programme mon ouverture du Carnaval Romain, j’étais curieux de voir comment cela marcherait. L’exécution a été excellente et, contre l’ordinaire de celles de ce morceau, très animée. Le public a crié da Capo, on a redit l’ouverture. Puis quelques musiciens m’ayant aperçu dans la galerie, voilà tout l’orchestre qui s’est mis à sonner des fanfares, et les femmes d’agiter leur mouchoir et les hommes de crier, de m’applaudir.

J’ai dû me lever et saluer le public du haut de ma galerie comme un Dieu-Ténor du haut de son trône. Enfin la ville de Brunswick me tue de caresses; j’ai là sur ma table des couronnes de toute espèce que j’ai trouvées hier soir en rentrant, et qu’on a déposés après le concert sur mon pupitre à l’orchestre.

Joachim est venu de Hanovre et a joué au concert d’hier avec un magnifique succès un concerto de violon et un caprice de Paganini; c’est un talent superbe.

    Dans une lettre à Liszt le même jour Berlioz écrit: ‘Cet excellent Joachim est venu jouer deux morceaux au concert d’hier et son succès a été grand, et je m’applaudis d’avoir procuré cette bonne fortune aux amateurs de musique de Brunswick qui ne le connaissaient pas’ (CG no. 1637).

    C’est pendant son séjour à Brunswick en octobre 1853 que Berlioz fit une excursion à pied dans les montagnes du Harz au sud de la ville (on se souviendra que Berlioz plaçait la ville imaginaire d’Euphonia, entièrement dédiée au culte de la musique, "sur le versant du Hartz, en Allemagne"). Le paysage fit sur lui une profonde impression, probablement en partie à cause de ses liens avec la légende de Faust (c’est d’ailleurs à Brunswick que fut représentée pour la première fois en 1828 la première partie du Faust de Goethe). Berlioz évoque cette randonnée dans une lettre à son ami Humbert Ferrand du mois suivant, dont les termes rappellent les vers de l’Invocation à la nature de la Damnation de Faust, coincidence qui ne semble pas fortuite (CG no. 1648):

J’ai bien pensé à vous, il y a trois semaines, dans un voyage pédestre que j’ai fait dans les montagnes du Hartz (lieu de la scène du sabbat de Faust). Je ne vis jamais rien de si beau; quelles forêts! quels torrents! quels rochers! Ce sont les ruines d’un monde… Je vous cherchais, vous me manquiez sur ces cimes poétiques. J’avoue que l’émotion m’étranglait.

    Pendant le même séjour Berlioz fait aussi la connaissance du Baron von Donop, intendant du Prince de Lippe-Detmold et une personnalité singulièrement attachante (CG no. 1650). Von Donop avait fait le voyage de Detmold exprès pour entendre Berlioz; il deviendra en Allemagne l’un de ses plus chauds et perspicaces partisans (CG no. 2070), et s’intéresse activement à toutes ses compositions qu’il connaît jusque dans le menu détail. Il est un de ceux qui encourage Berlioz à entreprendre la composition des Troyens (CG nos. 2146, 2320) et maintiendra avec le compositeur une correspondance suivie jusqu’à au moins 1858 (CG nos. 1682, 1716, 1882, 2320).

Avril 1854

    Tel est le succès de la visite d’octobre 1853 que Berlioz est invité à revenir une fois de plus. En avril 1854 il écrit de Brunswick à son oncle Marmion (CG no. 1726): 

Je suis ici pour répondre à une invitation que m’a adressée le maître de chapelle Ch. Müller (le chef du fameux quatuor). Il donne un concert samedi prochain et j’ai promis de lui donner et de diriger trois morceaux. Tout ce monde (artistes et amateurs de Brunswick) m’a tant de fois comblé de politesses et de démonstrations enthousiastes que je ne pouvais guère résister au plaisir de faire cette pointe dans le Duché de Brunswick.

    La contribution la plus importante de Berlioz au concert du 8 avril est la première exécution de la version remaniée de l’ouverture du Corsaire. Peu après Berlioz écrit à son ami J. W. Davison à Londres, le dédicataire de l’ouverture (CG no. 1730):

Nous venons d’éxécuter pour la Ière fois à Brunswick ton ouverture du Corsaire, qui a très bien marché et produit beaucoup d’effet. Avec un grand orchestre et un chef au bras de fer pour le conduire ce morceau doit se présenter avec une certaine crânerie.

    La visite de 1854 est la dernière de Berlioz à Brunswick. L’année suivante le quatuor Müller quitte la ville. La correspondance de Berlioz avec Griepenkerl se poursuit jusqu’à 1856 au moins (CG no. 2090, à propos du voyage de Berlioz à Gotha), mais il est probable que la fin des voyages réguliers de Berlioz en Allemagne cette même année a pour conséquence le ralentissement de ses rapports personnels avec nombre de ses amis allemands. Mais le nom de Griepenkerl apparaît une dernière fois tardivement dans la correspondance de Berlioz. Dans une lettre datée du 12 mars 1866, Louis Berlioz écrit à son père (CG no. 3114):

J’ai lu hier un petit livre fait à Brunswick à propos d’un concert que tu as donné dans cette ville en 1843 le 9 mars, l’auteur se nomme Griepenkerl. Jamais je n’avais lu cette défense, j’y ai trouvé de fort curieux détails.

Chronologie

1843

ca 1er mars: Berlioz arrive à Brunswick, en provenance de Leipzig
9 mars: concert dirigé par Berlioz au Palais Ducal, comprenant Harold en Italie (avec Karl Müller comme alto solo), l’ouverture de Benvenuto Cellini, la Fête chez Capulet et le Scherzo de la reine Mab de Roméo et Juliette, la Rêverie et caprice pour violon et orchestre (jouée par Karl Müller), Absence et La belle voyageuse chantés par Marie Recio, et l’Offertoire et Quaerens me du Requiem
ca 15 mars: départ de Berlioz pour Hambourg

1846

21 avril: Berlioz arrive à Brunswick, en provenance de Prague
24 avril: concert dirigé par Berlioz au Palais Ducal, comprenant l’ouverture du Carnaval romain, le boléro Zaïde (chanté par Mme Fischer-Achten), le 2ème mouvement d’Harold en Italie, Le chasseur danois (chanté by Fischer), and l’intégrale de la Symphonie fantastique
vers la fin du mois: départ de Berlioz pour Paris

1853

14 octobre: Berlioz arrive à Brunswick, en provenance de Paris
22 octobre: premier concert dirigé par Berlioz au Palais Ducal, comprenant des extraits de la Damnation de Faust, Roméo et Juliette, Harold en Italie, et Le repos de la Sainte Famille de l’Enfance du Christ
22 ou 23 octobre: souper en l’honneur de Berlioz au Deutsches Haus
24 octobre: Berlioz assiste à une exécution par un petit orchestre de l’ouverture du Carnaval romain à un concert populaire; l’ouverture est bissée
25 octobre: deuxième concert dirigé par Berlioz, comprenant l’ouverture du Roi Lear et Harold en Italie; le jeune Joseph Joachim venu de Hanovre joue un concerto pour violon et un caprice de Paganini; le concert est donné au bénéfice de la caisse des veuves et orphelins des artistes (l’institution reçoit le nom de Berlioz). Le chef d’orchestre Georg Müller offre à Berlioz un bâton incrusté de vermeil
28 octobre: départ de Berlioz pour Hanovre

1854

2 avril: Berlioz quitte Hanovre pour Brunswick
8 avril: pendant un concert dirigé par Karl Müller au Palais Ducal Berlioz dirige la première exécution de la version revue de l’ouverture du Corsaire (qui ne fut jamais jouée à Paris)
10 avril: Berlioz arrive à Dresde en provenance de Brunswick

Brunswick hier et aujourd’hui

    Nous remercions notre ami Pepijn van Doesburg qui nous a fourni la plupart des informations données ici concernant la ville de Brunswick et ses monuments, ainsi que les photos reproduites ci-dessous.

    Brunswick a énormément souffert des ravages du temps et de la guerre: une bonne partie de la vieille ville a été détruite par des bombardements alliés pendant la deuxième guerre mondiale, et presque rien ne subsiste des monuments rattachés aux visites de Berlioz. Quelques rues comportent encore des maisons à colombage, et donnent une idée de l’allure de la ville à l’époque de Berlioz.

Le palais du Duc de Brunswick (Braunschweiger Schloss)

 (Image plein écran)

    Cette gravure est dans le domaine public.

Ölschlägern

 (Image plein écran)

    Ölschlägern n’est pas loin du Schlosspark où se trouvait autrefois le palais du duc de Brunswick.

Le site du palais du Duc de Brunswick

 (Image plein écran)

    Le palais du duc de Brunswick, endommagé pendant la deuxième guerre mondiale, fut finalement démoli en 1960. L’emplacement est occupé maintenant par le Schlosspark. En juillet 2003 le conseil municipal de Brunswick a décidé de construire un Centre Pédagogique dans le Schlosspark; la façade du bâtiment serait semblable à celle de l’ancien palais et réutiliserait des matériaux sauvegardés après la démolition. En septembre 2006 les travaux étaient déjà très avancés.

L’actuel Hagenmarkt, site du théâtre où Berlioz a donné ses concerts

 (Image plein écran)

     Au Moyen Age la ville comprenait plusieurs quartiers, chacun avec son propre gouvernement (Altstadt, Hagen, Altewick, Neustadt et Sack). En 1689/90 après l’instauration d’un gouvernement centralisé, les anciens Rathaus (mairie) et Gewandhaus (halle aux textiles) du quartier Hagen furent transformés en théâtre par le Landbaumeister Johann Balthasar Lauterbach. C’est dans ce théâtre que Berlioz donna ses concerts à Brunswick, le 9 mars 1843, 24 avril 1846, 22 et 25 octobre 1853 et 8 avril 1854. Le théâtre ferma ses portes en 1861 pour être remplacé par le nouveau Staatstheater, puis finalement démoli. La photo montre l’actuel Hagenmarkt; le théâtre se trouvait sur l’emplacement où circulent maintenant voitures et tramways (au premier plan).

Le Staatstheater, construit en 1859-61 et restauré en 1945-48

 (Image plein écran)

   Le nouveau Staatstheater, construit en 1859-61 par les architectes Carl Wolf et Heinrich Ahlburg, remplaça l’ancien théâtre de la cour au Hagenmarkt. Il subit des restaurations en 1945-48 après les dégâts causés pendant la deuxième guerre mondiale. Berlioz n’a jamais connu ce bâtiment, puisque sa dernière visite à Brunswick date de 1854.

    Pendant le séjour de Berlioz en 1853 un souper en son honneur fut offert au Deutsches Haus (voyez ci-dessus); Berlioz semble avoir logé ici pendant sa visite en avril de l’année suivante (CG no. 1725).Il existe dans le centre historique de Brunswick sur la place du château un hôtel nommé Ringhotel Deutsches Haus, construit à l’origine pour servir d’hôtel au château de Brunswick. Nous n’avons pu encore établir s’il s’agit du même Deutsches Haus associé aux visites de Berlioz en 1853 et 1854.

    En 1853 également Berlioz assista à une exécution de l’ouverture du Carnaval romain à la salle du Cheval Blanc (voyez ci-dessus); nous ignorons l’emplacement éventuel de ce bâtiment et s’il existe toujours.

Page Berlioz à Brunswick créée le 1er février 2005.

© 2005-2008 (sauf indication contraire) Michel Austin et Monir Tayeb pour le texte; Pepijn van Doesburg pour les photos.

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