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Partitions de Berlioz

Rêverie et caprice, romance pour violon et orchestre (H 88)

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    Cette page élégante, composée en 1841 pour le violoniste belge Alexandre Artot (cf. Correspondance générale no. 824), compte parmi les œuvres moins connues du compositeur. Sans être bien entendu l’une de ses partitions majeures, elle intéresse cependant à plusieurs titres. C’est en effet le seul exemple de musique instrumentale écrite par Berlioz dans un style concertant (la symphonie Harold en Italie avec alto solo n’est pas exactement comparable: ce n’est pas un concerto pour alto et orchestre). C’est aussi un exemple de plus de l’art du compositeur dans l’adaptation de musique vocale à des fins instrumentales: l’essentiel de la musique est tirée d’un aria pour Teresa au Ier acte de Benvenuto Cellini (H 76) que Berlioz supprima en faveur de l’aria qu’on connaît maintenant (la musique est transposée de si mineur dans l’opéra en fa dièse mineur/la majeur). On peut entendre cette première version de l’aria sur l’enregistrement de la version originale de l’opéra fait à Paris en décembre 2003 par John Nelson. L’auditeur pourra reconnaître au passage plusieurs ressemblances avec la Scène d’amour de Roméo et Juliette; comparer notamment les mesures 11 et suivantes puis 95 et suivantes de la Romance avec les mesures 123 et suivantes de Roméo et Juliette. Berlioz utilisa fréquemment cette œuvre dans ses tournées de concert à l’étranger: elle fut jouée par plusieurs des grands virtuoses de l’époque, notamment Ferdinand David (Leipzig, 1843), Lipinski (Dresde, 1843), Joachim (Brunswick, 1854), et Wieniawski à St Pétersbourg lors de l’ultime voyage que Berlioz fit en Russie en 1867-8.

    Rêverie et caprice (durée 7'25")
    — Partition en grand format
    (fichier créé le 18.07.2000; révision le 11.12.2001)

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