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Les Soirées de l'Orchestre

Extraits de la correspondance du compositeur

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Présentation

    Cette page rassemble les passages dans la correspondance de Berlioz qui se rapportent à son ouvrage les Soirées de l’orchestre, publié pour la première fois en 1852.

    En août 1844 Berlioz avait publié ce qui était en fait (si l’on excepte le Grand traité d’instrumentation et d’orchestration modernes, ouvrage de caractère technique, paru au début de la même année 1844), son premier livre: le Voyage musical en Allemagne et en Italie. Etudes sur Beethoven, Gluck et Weber. Mélanges et nouvelles (2 tomes, parus chez Jules Labitte à Paris). L’ouvrage rassemblait une série d’articles publiés par Berlioz dans diverses revues et journaux pendant une dizaine d’années entre 1833 et 1843. Son activité de critique et feuilletoniste depuis la publication de cet ouvrage n’avait cessé de se développer, et il fallait s’attendre à ce que tôt ou tard Berlioz récidive en rassemblant un choix de ses articles plus récents dans un nouvel ouvrage collectif. Une lettre de la fin de 1849 révèle qu’au cours de l’année Berlioz avait précisément composé un volume de Nouvelles, mais n’avait pu trouver un éditeur pour lui acheter et publier son ouvrage (CG no. 1289): à cette époque, à la suite de la révolution de 1848, l’argent se faisait rare et les éditeurs répugnaient à prendre des risques. On ne sait rien de précis sur le contenu exact de ces Nouvelles, mais il est vraisemblable qu’elles constituaient une première version de ce qui deviendra par la suite les Soirées de l’orchestre.

    Pour Berlioz, l’échec de 1849 n’était évidemment que partie remise, mais il est un peu surprenant que ce soit au cours d’un voyage à l’étranger, le séjour de Berlioz à Londres de mars à juin 1852 pour y donner une série de concerts, que le projet réapparaisse. Trois lettres à Joseph d’Ortigue du 5, 10 et 22 mai 1852, traitent du projet en détail et montrent qu’il est alors en voie d’achèvement (CG nos. 1481, 1488, 1495). On peut supposer qu’en partant pour Londres Berlioz avait emporté le manuscrit de l’ouvrage encore inédit avec l’intention d’y travailler pendant son séjour, quitte à se faire envoyer de Paris le texte de quelques articles supplémentaires où il comptait puiser (CG no. 1483). Il avait en tête divers éditeurs, mais leur refus l’incite à s’adresser à l’éditeur Michel Lévy, sans doute dès avant son départ de Londres (cf. CG no. 1497), et après son retour à Paris le contrat est rapidement signé (NL p. 380). La publication cependant subira des retards et l’ouvrage ne paraît que vers la fin de novembre (CG nos. 1507, 1516, 1524, 1530bis). Berlioz cherche à lui donner toute la publicité souhaitable (CG nos. 1507, 1539bis, 1540, 1541, 1565); il publie des extraits du livre à venir dans la Gazette musicale (19 et 26 septembre; 3, 10 et 17 octobre) et dans le Journal des Débats (31 octobre 1852). Pour finir le livre a beaucoup de succès, à la satisfaction de son auteur ainsi que de l’éditeur (CG nos. 1542, 1548), et une seconde édition paraît en 1854 (CG nos. 1574, 1707bis, 2109). Dans ses remarques sur l’ouvrage, Berlioz insiste généralement sur son double caractère, à la fois humoristique et sérieux (CG nos. 1481, 1502, 1552bis, 1555, 1781, 1794, 1888). Au cours des années à venir Berlioz donnera de nombreux exemplaires de son ouvrage à ses proches, à ses amis et à d’autres personnalités importantes (CG nos. 1542, 1552, 1552bis, 1553, 1555, 1557, 1565bis, 1626, 1794, 1888, 1945, 1986; NL nos. 2010bis, 2079bis; CG nos. 2109, 2900, 2902, 3116, 3122, 3226). Une traduction allemande, dûe à Richard Pohl, paraîtra en 1864 (CG nos. 2691, 2868).

Abréviations:

CG = Correspondance générale (1972-2003)
NL = Nouvelles lettres de Berlioz, de sa famille, de ses contemporains (2016)

1849

À sa sœur Nanci [Nancy] Pal (CG no. 1289; 29 décembre):

    […] J’ai voulu vendre un volume de Nouvelles, mais les temps sont si durs pour la librairie qu’on n’achète plus rien. Mme Sand me disait l’autre jour qu’elle cherchait depuis un an un éditeur pour sa charmante Idylle Le Champi. Le grand succès de sa pièce sur ce sujet jouée à l’Odéon, a pu seul déterminer enfin un libraire à se lancer dans la publication de ces deux volumes. Ainsi moi qui suis fort loin d’être un Romancier, que pouvais-[je] attendre? On ne veut plus de littérature qu’en feuilleton, en monnaie, en gros sous et même en centimes. […]

1852

À Joseph d’Ortigue (CG no. 1481; 5 mai, de Londres):

    […] Veux-tu me rendre encore un service?
    Va chez Amyot, libraire rue de la Paix, et chez Charpentier rue de Lille, demander s’il leur conviendrait à l’un ou à l’autre de publier un fort volume in 8o de 450 à 500 pages, de moi, très drôle, très mordant, très varié, intitulé les Contes de l’orchestre. Ce sont des Nouvelles, Historiettes, Contes, Romans, coups de fouet, critiques et discussions, où la musique ne prend part qu’épisodiquement et non théoriquement, des Biographies, des dialogues, soutenus, lus, racontés, par des musiciens d’un orchestre anonyme, pendant la représentation des mauvais opéras. Ils ne s’occupent sérieusement de leur partie que lorsqu’on joue un chef-d’œuvre. L’ouvrage est divisé en soirées; la plupart de ces soirées sont littéraires et commencent par ces mots: On joue un opéra français ou Italien ou allemand très plat; les tambours et la grosse caisse seuls s’occupent de leur affaire, le reste de l’orchestre écoute tel ou tel lecteur ou orateur etc.
    Lorsqu’une soirée commence par ces mots: On joue Don Juan, ou Iphigénie en Tauride, ou le Barbier, ou la Vestale, ou Fidelio, l’orchestre plein de zèle fait son devoir et personne ne lit ni ne parle. La soirée ne contient que quelques mots sur l’exécution du chef-d’œuvre.
    Tu conçois que ces soirées sont rares et que les autres donnent lieu à mille sanglantes ironies, facéties, sans compter les nouvelles d’un intérêt purement romanesque. Je termine ce livre; vois si tu peux lui trouver un éditeur. […]

À Roquemont (CG no. 1483; 10 mai, de Londres):

    J'ai reçu par une occasion le No de la Gazette musicale que je vous avais demandé. Mais les deux Nos du Journal des Débats ne me sont pas parvenus. Il y a eu sans doute quelque oubli au bureau du Journal. J’ai pourtant un grand besoin de ces deux feuilletons; si ce n’est pas trop abuser de votre complaisance, veuillez y retourner et savoir pourquoi on ne me les a pas envoyés. […]

À Joseph d’Ortigue (CG no. 1488; 22 mai, de Londres):

    Je te prie d’excuser mon retard à te répondre. J’ai été tout à fait absorbé ces jours-ci par la terminaison de mon livre. Il est fini et je le lime, frotte et regratte en ce moment. […]
    Je te remercie mille fois de tes démarches auprès des libraires. Si tu en as le temps essaye encore auprès de quelque autre. Et en passant revoye Amyot pour lui dire que je lui répondrai à mon retour, et lui demander s’il consentirait à me faire des Illustrations pour mon livre. Il y a une foule de sujets de dessins, vignettes etc… qui donneraient à l’ouvrage beaucoup de piquant. Sache aussi de lui, combien d’exemplaires il me donnerait et à combien il tirerait la Ière Edition, si je me voyais obligé de la lui céder pour rien. […]

À Joseph d’Ortigue (CG no. 1495; 12 juin, de Londres):

    […] Je vais, je crois, terminer ici demain un arrangement pour la publication en anglais de mon livre. C’est Mitchell qui s’en chargera. […]

À Michel Lévy (CG no. 1497; 23 ou 24 juin):

    Voici la table des chapitres contenus dans le livre dont j’ai eu l’honneur de vous parler. Veuillez la parcourir, elle vous donnera à peu près l’idée des sujets que j’ai traités et du ton général de l’ouvrage.
    A Lundi prochain. […]

Contrat avec Michel Lévy Frères (NL p. 380, no. 1497bis; 1er juillet):

    Entre Monsieur Hector Berlioz d’une part, et Messieurs Michel Lévy frères, d’autre part, a été convenu ce qui suit:
    M. Berlioz vend à MM. Michel Lévy frères son ouvrage intitulé Soirées de l’orchestre. Cette vente est faite moyennant la somme de deux cents francs pour une première édition de quinze cents exemplaires — que M. Berlioz touchera en espèces sur le dernier bon à tirer de la dernière feuille de l’ouvrage. Pour les éditions suivantes MM. Michel Lévy frères auront à remettre à M. Berlioz pour chaque exemplaire tiré quinze centimes.
    M. Berlioz se réserve le droit de publier des éditions de son livre en langue anglaise.
    M. Berlioz aura droit à trente exemplaires de son livre. […]

À Hippolyte Lecourt (CG no. 1502; 4 juillet):

    […] Qu’est-ce que cela vous ferait de m’écrire une lettre comme écrit un bourgeois gros-sang?… de me dire tout uniment: “J’ai reçu votre honorée du 7 ou du 8 courant, envoyez-moi par la Diligence quarante exemplaires du livre de Berlioz Les Soirées de l’orchestre que vient de publier Michel Lévy (rue Vivienne). Cet ouvrage est beaucoup demandé sur la place de Marseille. Joignez-y six douzaines de Romances d’Étienne Arnaud qui obtiennent sur la dite place encore plus de succès”, etc, etc, Je vous comprendrais alors.
    Plaisanterie à part, le livre en question paraîtra dans un mois ou six semaines. J’espère qu’il vous divertira peu ou prou. En tout cas il contient des vérités sérieusement et même durement exprimées.
    Quand vous l’aurez lu, vous me direz si vous êtes de mon avis. […]

Au Directeur de L’Illustration (CG no. 1507; 31 juillet):

    Le fragment de critique musicale que je voulais ajouter à la notice sur Bortnianski, est entre les mains de l’imprimeur de M. M. Lévy qui publie en ce moment un livre dans lequel cet article se trouve.
    Il m’est impossible, l’imprimeur n’étant pas à Paris, de reprendre mon manuscrit. Veuillez donc vous contenter de la notice Russe, elle dit vrai, en général, et il serait difficile pour moi de recommencer un travail déjà fait sur Bortniansky et les chantres de l’Empereur de Russie.
    Quand mon livre paraîtra je serai trop heureux que vous veuillez bien en extraire pour L’Illustration quelques passages. […]

À Ferdinand Hiller (CG no. 1516; 27 septembre):

    […] Mon livre ne paraîtra pas avant trois semaines. […]

À sa sœur Adèle Suat (CG no. 1524; 25 octobre):

    […] Tu ne sais ni ne sauras jamais en effet, ce que c’est que ma vie de Paris; je n’ai jamais le temps de me livrer au plaisir de voir mes amis seulement pour les voir. J’ai toujours tant de choses en train. C’est en ce moment un livre que je publie, c’est mon Requiem qu’on vient d’exécuter à St Eustache [22 octobre]; ce sont des épreuves à corriger, des comités à présider, des intrigues à contrecarrer, des répétitions à faire. […]

(Sur la publication des Soirées, voir aussi le feuilleton publicitaire de Berlioz dans le Journal des Débats du 31 octobre 1852.)

À Michel Lévy (CG no. 1530bis [tome VIII]; 13 novembre):

    Je suis tout à fait désolé et encore plus furieux. Je vous conjure de ne pas faire coller le feuillet (87 = 88) de nos Soirées. L’imprimeur y a introduit deux fautes plus horribles que celles que je lui ai fait corriger. Je le lui renvoie pour qu’il le refasse. Si le feuillet est déjà collé, il faut l’ôter et le remplacer par un autre correct; quand cela me devrait coûter cent francs. J’y tiens absolument. N’envoyez pas au journaux avant cette rectification faite. Votre imprimeur me rendra fou. Mais je compte sur vous. […]

À Gemmy Brandus (CG no. 1539bis [tome VIII]; 7 décembre):

    Voici mon livre. Trouverez-vous le temps de le lire? Soyez assez bon pour en faire dire quelque chose dans la Gazette dès que vous le pourrez. […]

À Jean-Hippolyte Cartier de Villemessant (CG no. 1540; 7 décembre):

    Voici le livre en question. […] Je serais bien heureux qu’il vous parût passablement écrit. Je le recommande à l’indulgence de M. Jouvin; il a le droit d’être sévère. Très peu de nos confrères écrivent le français aussi bien que lui. […]

À Michel Lévy (CG no. 1541; 17 décembre):

    Veuillez remettre à M. Lanzac un exemplaire des Soirées de l’Orchestre. Il s’agit d’un travail qui pourra aider au succès de notre livre. […]

À Auguste Morel (CG no. 1542; 19 décembre):

    […] Mon livre des Soirées de l’orchestre réussit; on en parle beaucoup. Je vais vous l’envoyer. […]

À son beau-frère Camille Pal (CG no. 1548; 29 décembre):

    […] Le volume que je viens de publier a du succès et se vend, à la grande satisfaction de l’Editeur, de son aveu. […]

1853

À Franz Liszt (CG no. 1552; 1er janvier):

    […] De plus, il [sc. M. Mangold] se chargera aussi de trois volumes dont l’un relié (avec une lettre) pour le Grand Duc, un autre (avec une lettre) pour M. de Ziegezar et un autre pour M. Mar. Dans le volume de M. Ziegezar tu trouveras quatre feuillets détachés que j’y ai mis; ils sont destinés à remplacer les quatre pages correspondantes de ton volume où se trouvaient de graves erreurs. Fais-moi le plaisir de faire substituer dans ton exemplaire ces quatre feuillets corrects aux quatre autres. […]

Au Grand-Duc de Saxe-Weimar (CG no. 1552bis [tome VIII]; 2 janvier): Voir Weimar

À Carl Ludwig Amand Mangold (CG no. 1553; 2 janvier):

    […] J’espère que mon libraire a tenu parole et vous a envoyé le volume des Soirées de l’Orchestre que je vous destinais et que je vous prie d’accepter. […]

À l’Empereur Napoléon III (CG no. 1555; 7 janvier):

    Permettez-moi de mettre sous vos yeux un volume que je viens de publier, et qui contient, avec des fantaisies littéraires de diverses formes, un tableau assez fidèle des mœurs musicales actuelles de l’Europe. Peut-être grâce au calme dont jouit à cette heure la France et qu’elle vous doit, l’auteur d’un tel livre est-il excusable d’espérer que votre majesté puisse, si elle le veut, trouver le temps de le parcourir.
    Les livres d’art, en général, projettent l’ennui autour d’eux, ce sont des mancenilliers qu’il est dangereux d’approcher. Celui-ci, à en croire l’expérience qui vient d’en être faite in animâ… publicâ, paraît être assez inoffensif. De là ma hardiesse de le présenter à vore majesté. […]

À Jules Lefèvre-Deumier (CG no. 1557; 16 janvier):

    J’espérais pouvoir, mercredi prochain, aller offrir à Madame Lefebvre Deumier un exemplaire de mes Soirées de l’orchestre, et la prier de lire avec bienveillance ce volume destiné aux artistes surtout. Malheureusement on me menace d’une première représentation dans l’un des théâtres lyriques et ma soirée me sera en conséquence enlevée.
    Veuillez, monsieur, être assez bon pour présenter à Madame Lefebvre et le livre et mes très humbles excuses. Je pousserais même l’indiscrétion jusqu’à vous demander de présenter aussi un exemplaire relié du même ouvrage à l’Empereur avec la lettre qui y est jointe si vous la trouvez convenable. Je serai bien reconnaissant de cette double faveur. […]

À Pier Angelo Fiorentino (CG no. 1565; 10 février):

    Je vous remercie de vore obligeante colonne consacrée aux Soirées de l’orchestre. Je l’ai lue ce matin. […]
    Sans rire, vous êtes bien bon camarade et je désire bien vivement que vous puissiez quelque jour en dire autant de moi. […]

Le Ministre d’État de Saxe-Weimar à Berlioz (CG no. 1565bis [tome VIII]; 10 février, de Weimar):

    Son altesse Royale, le Grand Duc, mon auguste maître, a daigné accepter l’ouvrage, que vous avez eu la bonté de lui offrir par votre lettre du 2 janvier de cette année. En portant la résolution de Monseigneur à votre connaissance, je vous autorise à présenter l’ouvrage à son Altesse Royale et j’ajoute l’expression de ma haute considération. […]

À sa sœur Adèle Suat (CG no. 1574; 5 mars):

    […] Il est question d’une second édition illustrée de mon livre Les Soirées de l’orchestre, je ne sais encore ce que cela me rapportera. […]

À Michel Lévy (CG no. 1598ter [tome VIII]; vers le 13 mai):

    Je pars pour Londres sans quoi je fusse allé vous recommander un volume très soigné de d’Ortigue intitulé: Causeries musicales. Tâchez de publier cela le plus tôt possible, et de faire à l’auteur de bonnes conditions. Nous soutiendrons cela naturellement, dans les Débats, mieux qu’on a fait pour mes Soirées. […]

À Gustav Schmidt (CG no. 1626; 3 septembre):

    Mon libraire enverra dans quelques jours à M. Jugel libraire de Francfort un exemplaire de mes Soirées de l’orchestre que je vous prie d’accepter. Veuillez aller le réclamer dans une ou deux semaines. […]

1854

À Michel Lévy (CG no. 1707bis [tome VIII]; 17 mars):

    J’ai reçu de M. Michel Lévy libraire éditeur rue Vivienne no 2 la somme de deux cent vingt cinq francs, honoraires de la seconde édition de mon livre Les Soirées de l’Orchestre. […]

Au Président de l’Académie des Beaux-Arts (CG no. 1781; 10 août):

    […] Je me permettrai de citer encore deux volumes contenant le récit de mes voyages en Allemagne et en Italie et l’analyse des principales œuvres de Gluck, de Weber, de Spontini et de Beethoven; et un troisième intitulé: Les Soirées de l’Orchestre, où, sous diverses formes, de sérieuses questions d’organisation musicale sont traitées. […]

À Casimir Faure (CG no 1794; 20 septembre, à La Côte Saint-André):

    […] Je te décoche un volume, assez compact parbleu, qui pourra te faire rire, si tu le peux encore, et tristement rêver. Garde-le, et lis-le jusqu’au deux tiers au moins; je ne te demande pas d’accomplir un des travaux d’Hercule, et le lire jusqu’au bout serait plus fort que les plus laborieux des exploits du fils d’Alcmène. […]

1855

À Auguste-Edmond-Alphonse Meillet (CG no. 1888; 18 janvier):

    Voici le livre en question; je souhaite qu’il vous amuse, et je l’espère; il y a tant de gens avec qui vous n’avez rien de commun qu’il n’amuse pas du tout!…… […]

À Gaetano Belloni (CG no. 1924; 19 mars, de Bruxelles) Voir Bruxelles

À son beau-frère Marc Suat (CG no. 1945; 18 ou 19 avril):

    […] Je viens d’écrire à Louis qui est à Toulon pour l’engager, d’après l’avis de ma sœur et de mon oncle, à entrer dans la marine Impériale, et à me faire savoir catégoriquement ce que je puis faire pour l’aider, auprès de l’Amiral Cécile, du Commandant Page, du Prince de la Moskowa, du Prince Poniatowski, et même de l’Impératrice qui m’a fait écrire l’autre jour au sujet de mon livre des Soirées de l’orchestre et qui paraît fort bien disposée pour moi. […]

À Michel Lévy (CG no. 1986; 24 juin, de Londres)

  (Berlioz demande à Michel Lévy de faire envoyer des exemplaires des Soirées de l’orchestre à Richard Wagner et à George Osborne à Londres)

Richard Wagner à Berlioz (NL p. 433-5, no. 2010bis; 6 septembre, de Zurich):

    […] Merci de l’envoi de vos Soirées de l’Orchestre! Je les ai lues pendant un séjour aux Alpes, à 2 000 pieds au-dessus du lac des Quatre-Cantons. En même temps, je travaillais à l’écriture d’une nouvelle partition; dans les intervalles d’une page à l’autre, je prenais votre livre, et trop souvent j’oubliais parfaitement de continuer mon travail, quoique l’écriture avait déjà longtemps séché. Oh, que de fois étais-je si près de vous, pour toucher votre main! […]

[Voir la réponse de Berlioz à la lettre de Wagner, CG no. 2014, 10 septembre]

1856

À son oncle Félix Marmion (NL p. 439-41, no. 2079bis; 12 janvier):

    […] Demain j’ai une soirée où l’on entendra un virtuose belge, Lemmens, d’un grandissime talent, et où l’on verra mon excentrique ami Wallace dont je vous ai, dans les Soirées de l’orchestre, raconté les étranges aventures à la Nouvelle Zélande. Il arrive du Canada où il a chassé l’élan pendant trois mois chez les Peaux rouges. […]

Franz Liszt à Berlioz (CG no. 2109; 18 mars, de Weimar):

    […] Pohl, qui s’est risqué à donner une petite pièce de sa façon, intitulée “Souffrances musicales” (en un acte) qui a été plutôt soufferte qu’accueillie par le public, m’avait chargé de te demander l’envoi de la nouvelle édition des Soirées d’Orchestre [sic] dont tu lui avais parlé. Je l’ai engagé à t’écrire explicitement de son côté. […]

1858

À Franz Liszt (CG no. 2317; 28 septembre) Voir Weimar

1862

À un destinaire inconnu (CG no. 2683; 24 décembre):

    […] Ce que j’ai écrit moi-même sur les anciens chefs-d’œuvre se trouve épars dans mes trois volumes:
    1o Les Soirées de l’orchestre
    2o Les Grotesques de la musique
    3o A travers chants (qui vient de paraître)
    Ces ouvrages se trouvent chez Michel Lévy libraire Rue Vivienne No 2. […]

1863

À Richard Pohl (CG no. 2691; 11 janvier):

    […] Il faut insister auprès du libraire de Leipzig pour qu’il ne publie pas les Grotesques avant les Soirées de l’Orchestre, ce serait un non-sens. […]

1864

À Gustav Heinze (CG no. 2868; 17 juillet):

    Veuillez être assez bon pour me faire savoir si mes trois volumes A travers chants, Les grotesques de la musique, et les Soirées de l’orchestre sont publiés. J’ai vu celui de A travers chants, mais je ne sais rien des autres et M. Pohl à qui j’ai écrit trois fois n’a pas daigné me répondre. Ayez la bonté de m’envoyer un exemplaire des volumes qui auront paru. […]

À Madame Estelle Fornier (CG no. 2900; 27 septembre):

    […] P. S. Je vous envoie trois volumes; vous daignerez peut-être les parcourir dans vos moments perdus. Vous comprenez que c’est un prétexte pris par l’auteur pour vous occuper un peu de lui.

À Madame Estelle Fornier (CG no. 2902; 30 septembre):

    J’ai eu l’honneur de vous écrire il y a trois jours une longue lettre; j’ai pris aussi la liberté de vous envoyer trois volumes. J’espérais que vous me feriez savoir hier si le tout vous était parvenu; aujourd’hui je n’ai pas de réponse. […]

1866

À Humbert Ferrand (CG no. 3111; 9 mars):

    […] Une petite société d’amateurs vient de m’écrire une lettre collective portant leurs diverses signatures sur le succès d’avant-hier. Or cette lettre est une copie de celle que j’écrivis à Spontini il y a vingt-deux ans, à propos d’une représentation de Cortez. Vous la trouverez dans mon volume des Soirées de l’Orchestre. Ils ont seulement mis: “On a joué hier le Septuor des Troyens au Cirque” au lieu de ce que je disais à Spontini.
    N’est-ce pas une idée charmante de m’appliquer à vingt-deux ans de distance ce que j’ai dit moi-même à Spontini? Cela m’a beaucoup touché. […]

À Humbert Ferrand (CG no. 3116; 16 mars):

    On va vous envoyer aujourd’hui les Soirées de l’Orchestre que je me croyais sûr de vous avoir données. Dites-moi aussi si vous avez les deux autres volumes Les Grotesques de la musique et A travers chants. […]

À Humbert Ferrand (CG no. 3122; 22 mars):

    Je suis bien aise que le volume des Soirées n’ait pas mis 15 jours à vous parvenir, comme celui des Mémoires. Je vais vous envoyer Les Grotesques de la musique et A travers chants. Mais je ne puis rien écrire sur ces volumes, on ne les prendrait pas à la poste. […]

1867

À Ferdinand Hiller (CG no. 3226; 12 mars):

    […] J’ai appris hier par Gevaert que vous étiez déjà revenu de Berlin, aussitôt je vous ai envoyé deux choses: mes trois volumes de farces plus ou moins musicales, entremêlées de critiques sérieuses sur quelques chefs-d’œuvre, et la partition de la Messe des morts. […]

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