Site Hector Berlioz

Partitions de Berlioz

Weber: L’Invitation à la valse (op. 65), orchestrée par Berlioz (H 90)

Cette page est disponible aussi en anglais

    En 1841 l’Opéra de Paris, alors sous la direction de Léon Pillet, décide de monter le Freischütz de Weber dans une traduction française. Outre la suppression de tout dialogue parlé, les conventions de l’Opéra exigeaient l’inclusion d’un ballet. On fit appel à Berlioz, à l’époque le plus ardent défenseur de Weber en France, mais Berlioz ne consentit à participer qu’à la condition expresse que le chef-d’œuvre de Weber serait représenté intégralement et sans les coupures et autres adaptations naguère infligées à l’œuvre par Castile-Blaze dans les années 1820 à l’Odéon sous le nom de Robin des bois (voyez les Mémoires chapitre 16 sur Castile-Blaze et Weber, et le chapitre 52 pour la reprise de 1841 et le rôle de Berlioz).

    Pour les représentations de 1841 Berlioz composa des récitatifs (voyez H 89), mais quant au ballet il refusa de faire jouer de la musique autre que celle de Weber lui-même. Ce fut l’origine de son instrumentation du brillant rondeau pour piano de Weber, l’Aufforderung zum Tanz ou Invitation à la valse (op. 65). L’instrumentation de Berlioz est scrupuleusement fidèle à l’original de Weber, comme on peut le constater en comparant les deux versions, sauf que la tonalité est haussée d’un demi ton de ré bémol à ré majeur, tonalité plus praticable pour l’orchestre, notamment pour les cordes, et qui a aussi plus d’éclat. On a ici un bel exemple de l’art de Berlioz, qui utilise sa maîtrise dans ce domaine pour donner plus de relief à l’original de Weber sans jamais chercher à se faire remarquer. La musique rappelle certaines pages de Berlioz lui-même, en particulier le Bal de la Symphonie fantastique.

    La partition de Weber et l’instrumentation de Berlioz ne comportent aucune indication de métronome. Dans cette version le Moderato a été fixé à noire = 80 et l’Allegro vivace à blanche pointée = 72, avec une accélération à blanche pointée = 80 au Vivace (mesure 202).

    Weber: L’Invitation à la valse, orch. Berlioz (durée 9'21")
    — Partition en grand format
    (fichier créé le 25.09.2001)

   Weber: L’Invitation la valse, version originale pour le piano (durée 9'21")
    — Partition en grand format
    (fichier créé le 10.10.2001)

© Michel Austin pour toutes partitions et texte sur cette page.

Retour à Partitions de Berlioz