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NOTICES DANS LE JOURNAL DES DÉBATS
Le nouvel ouvrage de M. Meyerbeer [le Pardon de Ploërmel] a obtenu hier, à l’Opéra-Comique, un de ces succès éclatans, triomphans, dont l’histoire de l’art n’offre que de bien rares exemptes. Du commencement à la fin de la soirée, l’auditoire a manifesté son enthousiasme, et à la chute du rideau les acclamations ont pris un tel caractère que, malgré la réserve dans laquelle il s’est toujours tenu en pareil cas, l’illustre maître s’est vu forcé de paraître sur la scène. Le compositeur et ses habiles interprètes n’ont pas seuls contribué à l’éclat de cette représentation : le public a dû applaudir aussi une belle mise en scène et des effets de décors d’une grande et saisissante nouveauté. L’apparition du Pardon de Ploërmel est un événement.
H. BERLIOZ.
Le bruit de la réduction en trois actes de l’opéra de Roméo et Juliette [de Gounod] était dernièrement encore fort répandu dans le monde musical. Le fait de l’adjonction d’un ballet à la représentation de cet ouvrage semblait de nature à l’accréditer. C’est une erreur que je regrette d’avoir partagée avec beaucoup d’autres. La pièce n’a pas cessé d’être représentée en quatre actes.
H. BERLIOZ.
L’Orphée, de Gluck, a obtenu hier au Théâtre-Lyrique un éclatant succès. L’exécution musicale en général en est très belle, la mise en scène fait un grand honneur au talent et au sentiment poétique de M. Carvalho. Mme Viardot, admirable dans le rôle d’Orphée, a fait naître les émotions les plus nobles et les plus vives parmi l’intelligent public accouru pour l’entendre et qui l’a rappelée quatre fois avec enthousiasme. Ce triomphe d’un chef-d’œuvre si éloigné par son style des habitudes musicales de notre temps est un véritable événement.
H. BERLIOZ.
Notre collaborateur et ami, M. Joseph d’Ortigue, se dispose à faire paraître à la librairie académique de MM. Didier et Ce un volume intitulé la Musique à l’église. L’éditeur veut bien nous communiquer la préface de ce livre, et nous croyons faire plaisir à nos lecteurs en en extrayant les passages suivans. Ils y trouveront cette élévation de vues, cette foi dans l’art, ces idées religieuses et philosophiques qu’ils sont accoutumés à rencontrer dans les articles de notre ami, même dans ceux qu’il a écrits sur l’art profane. C’est là le seul éloge que nous ferons de notre collaborateur. Laissons-le parler. Personne ne peut mieux exposer la pensée et le plan de son ouvrage.
H. BERLIOZ.
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Site Hector Berlioz créé le 18 juillet 1997 par Michel Austin et Monir Tayeb; page Hector Berlioz: Feuilletons créée le 1er mars 2009; cette page ajoutée le 15 octobre 2011.
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