Berlioz à Paris

Galerie Vivienne

    La Galerie Vivienne doit son existence à l’initiative de Marchoux, président de la Chambre des Notaires, qui acheta en 1823 le no. 6, rue Vivienne, le no. 4, rue des Petits-Champs et le passages des Petits-Pères, pour les réunir en un seul ensemble derrière la Bibliothèque Nationale. D’abord appellée Galerie Marchoux, puis bientôt Galerie Vivienne, l’ensemble fut ouvert au public en 1826 pour servir d’espace commercial. Grâce à sa situation favorable au cœur de Paris la galerie devint rapidement un centre d’activité très populaire.

    Pendant que Berlioz, en loge à l’Institut de France, écrivait sa cantate La Mort de Sardanapale pour le Prix de Rome de 1830, la révolution de Juillet éclata; sitôt sa cantate finie, Berlioz sortit dans les rues de Paris pour se joindre à la foule. Dans ses Mémoires (chapitre 29) il donne un récit saisissant de l’amosphère enivrée de ces journées mémorables. Il raconte en détail une exécution spontanée de la Marseillaise, qu’il venait d’arranger pour chœur et orchestre, par un petit groupe qu’il menait, avec la participation de la foule entassée dans la Galerie Vivienne. La foule d’abord resta muette, mais, poursuit Berlioz:

[…] à la 4e strophe, n’y tenant plus, je leur crie: "Eh! sacredieu! chantez donc!" Le peuple, alors, de lancer son: Aux armes, citoyens! avec l’ensemble et l’énergie d’un chœur exercé. Il faut se figurer que la galerie qui aboutissait à la rue Vivienne était pleine, que celle qui donne dans la rue Neuve-des-Petits-Champs était pleine, que la rotonde du milieu était pleine, que ces quatre ou cinq mille voix étaient entassées dans un lieu sonore fermé à droite et à gauche par les cloisons en planches des boutiques, en haut par des vitraux, et en bas par des dalles retentissantes, il faut penser, en outre, que la plupart des chanteurs, hommes, femmes et enfants palpitaient encore de l’émotion du combat de la veille, et l’on imaginera peut-être quel fut l’effet de ce foudroyant refrain... Pour moi, sans métaphore, je tombai à terre, et notre petite troupe, épouvantée de l’explosion, fut frappée d’un mutisme absolu, comme les oiseaux après un éclat de tonnerre.

L’intérieur de la galerie



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L’entrée du côté de la rue des Petits Champs



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L’entrée du côté de la rue Vivienne



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La même entrée en 1825

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Notice historique sur la Galerie 
à l’extérieur de l’une des entrées

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(Image plein écran de la  notice seule)

 

© 2000-2006 (sauf indication contraire) Michel Austin et Monir Tayeb pour toutes photos, gravures et informations sur les pages Berlioz à Paris.

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