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FEUILLETON DU JOURNAL DES DÉBATS

DU 22 JUIN 1838 [p. 1-2]


THÉATRE DE L’OPÉRA-COMIQUE.

Première représentation de Marguerite, opéra en 3 actes de MM. Scribe et Eugène, musique de M. A. Boïeldieu.

    Cette pièce fut écrite il y a dix ans au moins. L’auteur de la Dame Blanche, alors dans toute sa gloire, devait en faire la musique ; sa santé de plus en plus mauvaise fit ajourner la réalisation de ce projet, et la mort l’ayant surpris au moment où il croyait pouvoir enfin se remettre au travail, M. Adrien Boïeldieu, d’après le désir exprimé par son père à ses derniers momens, a été désigné pour le remplacer. Cette tâche pieuse offrait bien quelques dangers ; le jeune compositeur n’avait encore fait ses preuves nulle part, et le public ne se montre pas toujours favorablement disposé pour l’héritier d’un nom célèbre. Il ne croit plus guère à la transmission du talent ; elle existe cependant : l’histoire de l’art en offre de nombreux exemples, et l’on peut citer plusieurs familles qui long-temps ont conservé une place honorable, sinon la première, parmi les musiciens d’Allemagne, de France ou d’Italie. Souvent même les pères ont été de beaucoup dépassés par leurs fils et les plus jeunes frères ont fait oublier leurs aînés. Ainsi Veit Bach, le boulanger de Presbourg, a été le chef d’une famille qui pendant deux cents ans a donné d’admirables virtuoses et d’excellens compositeurs à l’Allemagne. On compte quatorze artistes de ce nom : Jean-Sébastien, le plus grand de tous, ne parut que le quatrième, et Philippe-Emmanuel, celui des Bach que l’opinion générale place immédiatement après Sébastien, fut son second fils. — Haydn avait un frère (Michel) dont le savoir harmonique égalait le sien, et qui a laissé, parmi une assez grande quantité de compositions de toute espèce, une messe fort belle qu’on exécute encore quelquefois à Paris. — Il y eut au commencement du dix-huitième siècle cinq musiciens du nom de Hasse, dont le plus célèbre, Adolphe, dit le Saxon, auteur d’Artaserse, d’Alessandro nelle Indie, d’Armenio, de Piramo e Tisbe, d’un admirable Miserere, d’un Te Deum et d’un Requiem d’un très beau style, fut le rival de Porpora à Dresde, et à Londres l’émule de Handel. Sa femme, Faustina Hasse, passe pour une des premières cantatrices de ce temps-là : elle obtint le plus brillant succès dans toutes les capitales de l’Europe ; à Florence on alla jusqu’à frapper une médaille en son honneur, et l’on disait que les goutteux quittaient leur lit en apprenant qu’elle devait chanter. — Gluck avait une nièce également douée d’un talent digne du nom qu’elle portait : c’était une cantatrice d’une sensibilité exquise et d’un esprit très cultivé. Après avoir achevé à Vienne son éducation musicale, elle accompagna son oncle à Paris, où le roi Louis XVI lui fit le plus gracieux accueil. — Au dix-septième siècle un compositeur appelé Lesueur, se fit connaître dans tout le nord de la France par une messe et une symphonie lugubre, exécutée pour la première fois chez les religieux de saint Dominique, à Rouen. La grande renommée du maître de chapelle de Napoléon, soixante ans plus tard, a fait pâlir et disparaître cette modeste gloire. — Pierre Berton, le père de l’auteur de Montano, qui dirigeait l’Opéra en 1780, a écrit plusieurs œuvres fort estimées de ses contemporains, entre autres Sylvie et Adèle de Ponthieu. Gluck avait en lui une telle confiance qu’il le chargea de refaire le dénoûment de son Iphigénie en Tauride, qui a toujours été exécuté depuis lors comme Berton l’avait arrangé. — Le nom de Scarlatti, illustré par celui que Hasse et Jomelli ont proclamé le premier des harmonistes italiens, par l’auteur de ces fameuses cantates dont Sacchini baisait avec respect la partition chaque fois qu’il les faisait étudier à ses élèves, par Alessandro Scarlatti enfin, le fondateur de l’école napolitaine, a été dignement porté par ses fils et petit-fils. Le dernier surtout, Giuseppe Scarlatti, différent des deux autres par la facilité et la grâce de son style, a produit pour la scène un assez grand nombre d’ouvrages, parmi lesquels Adriano in Siria et Il Mercato di Malmantile eurent un succès prodigieux.

    On aurait donc tout à fait tort d’accueillir un artiste avec des préventions défavorables, par cela seul qu’il porte un nom déjà consacré ; c’est d’ailleurs ce que M. Adrien Boïeldieu vient de prouver victorieusement.

    Le livret de M. Scribe ne brille pas précisément par la nouveauté des situations ; il ressemble même beaucoup plus à un mélodrame du boulevard qu’à un opéra destiné au théâtre de la Bourse ; mais il faut penser que M. Pixérécourt, l’Homère du crime, administrait, il y a dix ans, l’Opéra-Comique, et que M. Scribe a pu juger à propos, une fois en sa vie, pour être agréable à un auteur-directeur, de prendre son genre, si éloigné qu’il fût, de ses propres habitudes ; on est toujours flatté de compter un homme d’esprit parmi ses imitateurs.

    Au premier acte, une troupe de jeunes paysans, tambourin en tête, décorent de guirlandes de fleurs la porte de la maison du nouveau bailli, et chantent des couplets en son honneur. Ce brave homme, aussi peu sensible que moi et beaucoup d’autres à ce genre de musique, congédie brusquement les concertans, et demeuré seul avec son neveu Herbert, jeune chasseur au sinistre visage, il écoute ses plaintes et ses sollicitations. L’oncle est très avare, le neveu prodigue et paresseux, c’est dans l’ordre. Un moyen se présente pour payer les dettes d’Herbert et le mettre à son aise ; si le bailli veut intervenir, l’affaire est faite ; Herbert le croit au moins. Il y a dans le village une jeune bachelette nommée Marguerite, tout comme l’héroïne de Goëthe ; elle est orpheline, elle possède une dot de dix mille francs, il faut lui faire épouser Herbert. «  Bravo ! dit l’oncle, épouse Marguerite ; elle a une dot, tu n’en auras pas besoin. Je donne mon consentement, sans dot ! » Malheureusement la bachelette garde sa foi, comme à l’ordinaire, à un brave garçon nommé Christian, enrégimenté depuis deux ans, et qui doit incessamment revenir en congé. Donc Herbert est refusé. De plus, Christian arrive ; le voilà auprès de sa fiancée, la pressant de tenir sa parole et de le suivre à l’autel dès le lendemain. Christian n’est pas revenu seul de l’armée, le colonel Rodolphe, dont la famille habita le château voisin, l’a quittée en même temps et pour le même motif. Le comte aime la fille d’un châtelaine de ses amis ; il accourt déposer ses lauriers aux pieds de la belle et demander sa main. Mais, ô rage ! son général, un vieux général en cheveux blancs, l’a prévenu, et c’est lui qui va épouser la jeune châtelaine. Quelle matrimoniomanie dans ce régiment-là !… depuis le caporal jusqu’au général tout le monde en est possédé. Le colonel au désespoir vient troubler la joie de Christian et lui demander assistance ; il veut aller seul, cette nuit même, attendre son rival dans les ruines du vieux château, se battre avec lui, le tuer, cela va sans dire, pendant que Christian, au lieu d’épouser Marguerite qui compte sur lui, ira tout préparer pour la fuite et l’enlèvement de la jeune châtelaine. Voilà bien des choses dont l’exécution ne laisse pas que d’offrir certaines difficultés. Christian, en garçon avisé, va droit au nerf de l’intrigue : « Avez-vous de l’argent, mon colonel ? il en faut pour une pareille affaire. — Sois tranquille, répond le comte, j’en ai…. beaucoup ! » Pendant ce dialogue, Herbert, toujours plus sombre, avait suivi dans un cabaret proche du lieu de la scène son ami Graph, mauvais drôle, frère jumeau du Richard de Robin des Bois. Graph entend la question de Christian et la réponse du comte ; il frappe sur l’épaule d’Herbert, et : « Aux ruines du vieux château !!! » Vous frémissez !… c’est pourtant vrai ; les deux scélérats vont au rendez-vous de ce colonel qui a beaucoup d’argent pour l’assassiner. Christian, toutefois, a passé avant eux dans ces maudites ruines, et, dans l’ardeur de sa course (on conçoit qu’il coure, Marguerite l’attend) il y a laissé tomber son chapeau. Le ciel s’obscurcit, la foudre gronde, deux hommes sur la montagne, grands manteaux, éclairs, etc. Je n’ai pas dit, ce me semble, que Christian a une sœur ; une sœur joviale et gentille qui veut marier tout le monde, en attendant qu’on la marie, comme la petite cousine de Robin des Bois. Justine, c’est son nom, accourt tout effrayée, un chapeau d’homme à la main. En traversant les ruines (que diable allait-elle faire à une heure semblable et par un temps pareil dans ces ruines, où l’on dit qu’il se passe des choses…. absolument comme aux ruines de Saint-Dunstan ?) elle a entendu des cris…. le comte Rodolphe se débattait contre deux hommes masqués qui, après l’avoir égorgé, ont emporté son corps sans doute, car Justine obligée, pour rentrer au village, de passer sur le théâtre du crime, n’a rien trouvé que ce chapeau bientôt reconnu du bailli…. c’est celui de Christian. Marguerite devine tout ; je me trompe, elle ne se doute pas même du nouveau malheur qui la menace. Le bailli lui a gardé rancune de son refus ; il peut se venger à présent, il peut faire arrêter, condamner et exécuter Christian dont le crime est avéré ; il peut aussi le laisser échapper, mais à une condition, c’est que Marguerite, la fiancée de Christian, Marguerite déjà parée pour paraître avec lui devant le pasteur, épousera sur-le-champ Herbert. Quels épouseurs !!! la pauvre fille, pour sauver la vie et l’honneur de son amant, consent à cet horrible marché, et la voilà perfide par amour. Il n’y a qu’heur et malheur en ce monde ; pendant que ce sournois d’Herbert épousait Marguerite, et que le brave Christian courait par monts et par vaux, sans songer, l’imprudent, à ramasser son chapeau, le colonel avait eu avec son rival le général, une explication. Le vieillard, point stupide du tout, en apprenant les prétentions de Rodolphe à la main de sa prétendue, s’empresse de se désister et de promettre même son intervention auprès des parens de la jeune personne, pour les décider en faveur du colonel. C’est après cette entrevue que Rodolphe, demeuré seul, a été terrassé et volé, mais non assassiné, par Graph et son complice. Tout s’éclaircit trop tard ; Christian est innocent. Il pardonne pourtant à Marguerite et vient, avant de la quitter pour jamais lui faire ses adieux dans la propre maison d’Herbert et cela à minuit……. Nos deux amans se disent des choses fort tendres qu’une troupe de chanteurs d’épithalames conduite par le bailli en personne vient interrompre bien mal à propos. Christian se cache sous un escalier, Marguerite entre dans la chambre nuptiale. La sérénade commence quand la mariée, s’avançant sur le balcon, déclare que l’époux n’est point au logis et qu’elle est seule encore. — « Ses amis l’ont retenu à table, dit le bailli pour défendre son neveu ; il va venir, cachons-nous, notre concert ne sera pas perdu. » Au lieu d’Herbert, c’est Graph qui paraît et, dans un monologue, apprend aux quarante ou cinquante personnes cachées sans mot dire dans les coins de la maisonnette d’Herbert, qu’ils sont tous les deux coupables de l’attentat dont on cherche les auteurs ; qu’il a tué Herbert pour s’assurer de son silence, et qu’il vient à présent chercher 1a moité de la somme enlevée au colonel, et qu’Herbert a déposée dans le vieux bahut adossé à l’escalier. Christian, dont le sang doit bouillir d’indignation et de joie, à cette révélation, s’élance de sa cachette, terrasse le brigand, le livre aux paysans accourus à ses cris, embrasse Marguerite, et la toile tombe.

    Ce livret n’offrait pas de situations nouvelles ; il faudrait être plus que sévère pour reprocher au musicien le défaut de caractère de sa partition. Des sérénades, des chœurs de villageois, des narrations de soldat, des couplets de bailli ; tout cela, à l’Opéra-Comique surtout, est par trop usé. Le jeune compositeur avait à lutter à chaque instant avec une foule de souvenirs plus ou moins heureux ; les réminiscences devaient se presser sous sa plume, et je m’étonne seulement qu’elles n’aient pas nui davantage à l’effet général de ses mélodies. Refaire la musique d’une pièce déjà traitée, même d’une façon médiocre, m’a toujours paru un travail aussi pénible que dangereux ; comment concevrais-je que M. Adrien Boïeldieu ait pu tirer un meilleur parti d’un sujet dont chaque scène, prise isolément, a servi de texte au moins cent fois aux maîtres qui ont écrit avec le plus de bonheur pour l’Opéra-Comique ? Son œuvre a le mérite de la clarté, de l’expression et de la verve. L’harmonie en est pure et exempte de toute recherche prétentieuse ; la mélodie coule sans efforts ; on entend bien quelquefois des phrases avec lesquelles la plupart des auditeurs sont familiarisés depuis long-temps, mais il y a loin de là au vulgaire et au trivial. Il y a des détails pleins de finesse dans les rôles de Justine et du bailli ; celui d’Herbert contient un morceau délicieux que Jansenne a parfaitement chanté, sans minauderies langoureuses et avec autant de vraie sensibilité que de méthode. Le morceau de la cloche a de la couleur, il m’a semblé bien conduit ; je n’aime pas le chœur des chasseurs venant saluer et féliciter le nouveau bailli. Ces hommes ont beau porter le costume des gardes forestiers, rien ce me semble, dans la situation ni dans les paroles ne justifie ces effets de pianissimo succédant brusquement à des accens énergiques, dont Weber a su tirer un parti si heureux et si bien motivé. On me prouverait peut-être que j’ai tort en théorie ; mais ce qui est incontestable c’est l’impression désagréable produite sur moi par ce chœur sans accompagnement, tantôt mâle et vigoureux, tantôt doucereux comme le chant d’un petit maître parisien. Sans les chasseurs d’Euryanthe ou le Bohémiens de Preciosa, M. Adrien Boïeldieu n’eût pas traité ainsi cette scène, j’en suis persuadé ; il s’est laissé entraîner par ses souvenirs. Le rôle de Marguerite est dramatiquement conçu : je ne lui reprocherai qu’un trait de mauvais goût, que le caractère du morceau dans lequel il est placé rend en outre très peu convenable. Une telle gamme vocalisée au milieu d’un chant douloureux et agité comme celui-là, ressemble tout-à-fait à un éclat de rire au milieu des larmes, ce qui pourrait être sublime si Marguerite avait perdu la raison, mais dans ce cas seulement.

    Eu égard à la maladie régnante, il n’y a pas abus de la grosse caisse dans la nouvelle partition ; les effets de trombonnes, en revanche, y sont beaucoup trop fréquens. Le petit nombre des instrumens à cordes de l’orchestre de l’Opéra-Comique et l’exiguité de la salle rendent, il est vrai, l’emploi du cuivre fort difficile ; raison de plus pour n’y recourir que fort rarement.

    Le succès n’a pas été un instant douteux ; ce début doit encourager M. Adrien Boïeldieu, d’autant plus que le premier ouvrage de son père ne fut pas, à beaucoup près, aussi bien accueilli.

    — Notre monde musical est dans l’inaction la plus complète pendant qu’aux deux extrémités de la France tout est en mouvement, au contraire. Lyon ne peut se lasser d’admirer Duprez ; les dilettanti accourent, pour l’entendre, de Saint-Etienne, de Châlons, de Mâcon, de Grenoble, de Bellay et même de Genève. On n’a jamais rien vu de pareil à cet enthousiasme qui, non content de se manifester par d’interminables applaudissemens pendant les représentations, attend le grand artiste à sa sortie du théâtre pour éclater encore dans les rues en bruyantes acclamations. La ville de Lyon a donc fait une excellente affaire en engageant Duprez pour le mois de juin ; mais je crains que l’Opéra de Paris n’en ait fait une bien mauvaise en le laissant partir. Ce système de congés, avec l’extension que M. Duponchel lui donne depuis quelques années, peut devenir excessivement coûteux, et présente en tout cas des inconvéniens dont le relâche de vendredi dernier est venu démontrer toute la gravité.

    — Lille prépare à grands frais son Festival ; les études ont été commencées, il y a près de deux mois ; l’effet de ces puissantes masses de voix et d’instrumens ainsi exercés est déjà, dit-on, des plus satisfaisans. A. Dupont et quelques autres virtuoses de Paris iront bientôt se joindre aux artistes et amateurs que toutes les villes du département du Nord envoient à Lille pour cette fête musicale, et M. Habeneck est parti hier pour aller diriger les dernières répétitions.

    — Les préparatifs du couronnement ne peuvent faire diversion à la furie du dilettantisme qui semble s’être emparée, cet été, des habitans de Londres. M. Benedict, l’élève favori de Weber, dont nous ne connaissions guère à Paris que les compositions de piano, a écrit un opéra anglais, the Gipsy, dont la représentation a excité des transports dignes des parterres de Rome et de Naples. On cite trois ou quatre morceaux pleins d’originalité et d’une vivacité entraînante ; la langue anglaise, au dire des juges compétens, a été traitée par le compositeur allemand avec une intelligence de ses finesses et de son véritable accent que les musiciens nationaux eux-mêmes ne possèdent pas souvent au même degré. M. Benedict vient, en outre, de donner à Drury-Lane un concert très brillant dont les honneurs, en fait de chant, ont été pour Mme Damoreau.

    — Après l’opéra de M. Adrien Boïeldieu, nous n’aurons à citer à Paris, ce mois-ci, que le concert de M. A. Bohrer, dont la fille, âgée de neuf ans, possède un talent sérieux sur le piano, et les hymnes chantées au service du soir dans l’église de Notre-Dame-de-Lorette, par les élèves de l’institution Goubaux. Ces jeunes garçons apprennent la musique depuis sept mois seulement, et déjà leurs intonations sont justes, précises, et nuancées avec ensemble.

    Cela pourra devenir, en petit, ce que M. Wilhem a exécuté en grand dans les écoles primaires. Il faut louer M. Goubaux d’avoir réellement admis ses élèves à l’enseignement musical, et le féliciter de l’heureux résultat qu’il en a si promptement obtenu.

H. BERLIOZ.   

Site Hector Berlioz créé le 18 juillet 1997 par Michel Austin et Monir Tayeb; page Hector Berlioz: Feuilletons créée le 1er mars 2009; cette page ajoutée le 1er août 2015.

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